Recherche

L’IRM à l’épreuve du dépistage du cancer du sein

Deux études mettent en avant les limites de l'IRM mammaire dans le cadre du dépistage du cancer du sein, tandis qu’une troisième conclut à la fiabilité d’un modèle radiomique basé sur une IRM pondérée en diffusion kurtosis.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 20/04/18 à 11:00, mise à jour hier à 15:17 Lecture 1 min.

D'après une étude néerlandaise, un tiers des cancers détectés dans le cadre d'un programme de dépistage des femmes à haut risque était déjà visible lors de la dernière IRM négative. Exemple d'un cancer de l'intervalle détecté à l'échographie 9 mois après une IRM antérieure. Cette lésion visible a été notée BI-RADS 5 lors de la réévaluation ; une image de soustraction d'un carcinome canalaire invasif de grade 2 (pT1cN1mi (sn)) dans le plan transversal et b dans le plan coronal. CC Vreeman S. et coll. http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/.

À Seattle, aux États-Unis, Diana Buist a voulu évaluer les taux de biopsie et leur rendement selon le type de dépistage (mammographie seule ou IRM avec ou sans mammographie). Pour cela, elle a étudié les cas de patientes avec et sans antécédents de la maladie [1]. Résultats : « Les patientes avec ou sans antécédents qui passent une IRM de dépistage présentent des taux de biopsie plus élevés, associés à des résultats de rendement de cancer significativement plus bas, en comparaison avec celles qui passent une mammographie de dépistage seule ». Elle estime donc que des recherches supplémentaires sont nécessaire pour « identifier les femmes qui bénéficieront d'une IRM de dépistage afin d'assurer un rapport avantages risques acceptable ».

Vérification et double lecture justifiées

La deuxième étude [2], vient des Pays-Bas. Il s’agissait d'évaluer « la fréquence des cancers manqués sur une IRM mammaire chez les participantes à un programme de dépistage de femmes à risque élevé ». Cette étude m

Il vous reste 53% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Sihem Boultif

Bibliographie

  1. Buist D. S. M., Abrahem L., Lee C. I. et coll., « Breast Biopsy Intensity and Findings Following Breast Cancer Screening in Women With and Without Personnal History of Breast Cancer », JAMA Intern. Med., 2018, vol. 178, n° 4. DOI : 10.1001/jamainternmed.2017.8549
  2. Vreemann S., Gubern-Merida A., Lardenoije S. et coll., « The frequency of missed breast cancers in women participating in a high-risk MRI screening program », Breast Cancer Research and Treatment, 31 janvier 2018. DOI : https://doi.org/10.1007/s10549-018-4688-z.
  3. Bickelhaupt S., Jaeger P. F., Laun F. B. et coll., « Radiomics Based on Adapted DIfuusion Kurtosis Imaging Helps to Clarify Most Mammographics Findings Suspicious for Cancer », Radiology, ahead of print. DOI : 10.1148/radiol.2017170273.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR