IRM fonctionnelle

Les supporters de foot aident à comprendre les mécanismes cérébraux de l’appartenance à un groupe

Des chercheurs ont étudié les mécanismes cérébraux qui sous-tendent l’appartenance au groupe et la motivation altruistes chez les supporters de football. Ils ont découvert qu’une décision qui concerne le groupe stimule davantage la connectivité fonctionnelle entre le cortex orbitofrontal et le cortex cingulaire antérieur.

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Le 06/07/18 à 7:06, mise à jour hier à 15:18 Lecture 2 min.

D'après les chercheurs, les fans de football sont une communauté propice à l’étude des mécanismes neuronaux qui sous-tendent l'appartenance à un groupe et la motivation altruiste. Par Arne Müseler / www.arne-mueseler.de, CC BY-SA 3.0 de, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=887135

L’appartenance à un groupe est considérée comme un besoin humain basique. La recherche sur les comportements et la neurobiologie ont démontré la tendance humaine à favoriser les membres de leur groupe par rapport aux personnes extérieures. Ces disciplines peinent cependant à expliquer « la capacité humaine à faire des sacrifices personnels au profit de membres génétiquement non apparentés de groupes culturellement définis », constatent les auteurs d’un article publié en novembre 2017 dans la revue Scientific Reports [1].

De supporters brésiliens

Ces chercheurs, emmenés par Tiago Bortolini, de l’unité de neurosciences cognitives et comportementales de l’institut D’OR pour la recherche et l’éducation, à Rio de Janeiro, au Brésil, ont voulu combler cette lacune en étudiant le comportement des supporters des quatre principales équipes brésiliennes de football. Les fans de football leur ont paru un bon exemple de « groupe naturel », propice à l’étude des mécanismes neuronaux qui sous-tendent

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Bortoloni T., Bado P., Hoefle S. et coll., « Neural bases of ingroup altruistic motivation in soccer fans », Scientific Reports, vol. 7, novembre 2017. https://www.nature.com/articles/s41598-017-15385-7#author-information.

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