Coronavirus

Des équipes françaises mettent en avant les risques d’embolie pulmonaire associée au COVID-19

Deux études françaises ont diagnostiqué une embolie pulmonaire chez 23 % et 30 % des patients infectés par le COVID-19 qui avaient passé un angioscanner. La présence de caillots sanguins est associée à un mauvais pronostic et sa détection doit faire l’objet d’une attention particulière, alerte l’Institut national de santé publique des Pays-Bas.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 28/04/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:06 Lecture 3 min.

Les médecins devraient faire preuve d’une vigilance accrue vis-à-vis de l'embolisation chez les personnes infectées par le COVID-19, suggèrent des chercheurs français. © Grillet et coll.

L’embolie pulmonaire est une complication fréquente du COVID-19 et les professionnels de santé doivent y prendre garde, suggèrent deux research letters françaises parues le 23 avril dans Radiology.

23 % d’embolies à Besançon

La première décrit une étude rétrospective menée par des radiologues du CHU de Besançon (25) [1]. Ils ont épluché les dossiers médicaux de tous les patients atteints ou suspects de COVID-19 qui avaient passé un angioscanner dans leur établissement du 15 mars au 14 avril pour savoir combien d’entre eux avaient une embolie pulmonaire. Résultats : sur 100 patients inclus, 23 présentaient une embolie pulmonaire aiguë. Ces derniers passaient plus souvent par l’unité de soins intensifs que les autres (74 % contre 29 %) et nécessitaient plus souvent une ventilation mécanique (65 % contre 25 %). La majorité étaient des hommes. « Nos résultats suggèrent que les patients qui présentent des symptômes cliniques graves du COVID-19 pourraient aussi avoir une embolie pulmonaire. L’

Il vous reste 79% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Grillet F., Behr J., Calame P. et coll., « Acute Pulmonary Embolism Associated with COVID-19 Pneumoni Detected by Pulmonary CT Angiography », Radiology, 23 avril 2020, publication en ligne. DOI : https://doi.org/10.1148/radiol.2020201544. Article en libre accès.
  2. Leonard-Lorant I., Delabranche X., Severac F. et coll., « Acute Pulmonary Embolism in COVID-19 patients on CT Angiography and Relationship to D-Dimer Levels », Radiology, 23 avril 2020, publication en ligne. DOI : 10.1148/radiol.2020201561. Article en libre accès.
  3. Oudkerk M., Büller H. R., Kuijpers D. et coll., « Diagnosis, Prevention, and Treatment of Thromboembolic Complications in COVID-19: Report of the National Institute for Public Health of the Netherlands », Radiology, 23 avril 2020, publication en ligne. DOI : 10.1148/radiol.2020201629. Article en libre accès.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

25 Fév

14:00

Un collectif d'hommes étudiants ou professionnels en santé a publié le 17 février une tribune dans le journal Le Monde pour « dénoncer publiquement le sexisme systémique dans le monde médical hospitalier et universitaire », à la faveur d'une enquête du conseil national de l'ordre des médecins publiée en novembre dernier qui évaluait dans une enquête que 49 % des femmes médecins actives répondantes déclaraient avoir subi des violences sexistes et sexuelles perpétrées par un autre médecin (contre 3% des hommes médecins actifs répondants).

13:57

Un nouveau centre de radiologie doit ouvrir à Pavilly (Seine-Maritime). Le centre d'imagerie du Cèdre du Val-l'Ormel doit s'y installer d'ici la fin d'année 2026, rapporte le quotidien Paris-Normandie.

7:30

Une étude a montré que l'anxiété chez les patients passant une IRM avec injection de produit de contraste était fortement influencée par des explications peu claires ou insuffisantes concernant la procédure, tandis qu'une communication claire contribuait à ce que les patients se sentent mieux préparés et rassurés. (Etude)
24 Fév

16:00

De mauvaises explications des examens IRM avec contraste contribuent à l’anxiété des patients, rapporte une étude parue dans le Journal of Magnetic Resonance Imaging.  Les résultats soulignent l’importance d’améliorer la communication centrée sur le patient et de fournir des ressources éducatives simples pour réduire l’anxiété, améliorer le confort et soutenir des expériences positives, écrivent les chercheurs.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR