ECR 2020

Le rôle de l’IRM dans le diagnostic de la douleur thoracique aiguë sans coronaropathie

Les Sociétés de cardiologie recommandent d’utiliser l’IRM pour rechercher les causes d’une douleur thoracique aiguë chez les patients qui n’ont pas d’athérosclérose. Une session de l’ECR 2020 a présenté les séquences à utiliser et les critères de diagnostic.

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Le 28/07/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:06 Lecture 2 min.

Si le diagnostic écarte l’athérosclérose, il faut rechercher à l'IRM les causes d’un infarctus du myocarde sans athérosclérose. © Carla Ferrand

D’après les guidelines de la Société européenne de cardiologie (ESC) sur l’infarctus du myocarde sans élévation du segment ST (NSTEMI), 50 % des douleurs thoraciques aiguës n’ont pas d’origine cardiovasculaire et 15 % ont une origine cardiaque qui n’est pas l’athérosclérose [1]. Samedi 18 juillet, lors d’une session du Congrès européen de radiologie 2020, Matthias Gutberlet, spécialiste en imagerie cardiovasculaire à l’Institut cardiaque de Leipzig, en Allemagne, a expliqué pourquoi l’IRM est le gold standard selon les recommandations en vigueur pour diagnostiquer ces 15 % de causes d’origine cardiaque qui ne sont pas des coronaropathies.

Rechercher les causes d’un infarctus du myocarde sans athérosclérose

Si le diagnostic écarte l’athérosclérose, il faut rechercher les causes d’un infarctus du myocarde sans obstruction (myocardial infarction with non-obstructive coronary arteries, MINOCA), explique-t-il [2]. Les principales sont la myocardite, suivie des pathologies coronariennes, par e

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Roffi M., Patrono C., Collet J.-P. et coll., « 2015 ESC Guidelines for the management of acute coronary syndromes in patients presenting without persistent ST-segment elevation: Task Force for the Management of Acute Coronary Syndromes in Patients Presenting without Persistent ST-Segment Elevation of the European Society of Cardiology (ESC) », European Heart Journal, janvier 2016, vol. 37, n° 3, p. 267-315. DOI : 10.1093/eurheartj/ehv320.
  2. Agewall S., Beltrame J. F., Reynolds H. R. et coll., « ESC working group position paper on myocardial infarcion with non-obstructive coronary arteries », European Heart Journal, 2017, vol. 38, n° 3. DOI : https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehw149.
  3. Ferreira V. M., Schulz-Menger J., Holmvang G. et coll., « Cardiovascular magnetic resonance in nonischemic myocardial inflammation: expert recommandations », Journal of the American College of Cardiology, décembre 2018, vol. 72, n° 24, p. 3158-3176. DOI : 10.1016/j.jacc.2018.09.072.
  4. Lurz P., Luecke C., Eitel i. et coll., « Comprehensive cardiac magnetic resonance imaging in patients with suspected myocarditis: the MyoRacer-trial », Journal of the American College of Cardiology, avril 2016, vol. 67, n° 15, p. 1800-1811. DOI : 10.1016/j.jacc.2016.02.013.

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