Dépistage du cancer du poumon

2,7 % de vrais positifs chez les premières participantes de l’étude CASCADE

Aux JFR 2022, Marie-Pierre Revel, cheffe de service à l’hôpital Cochin AP-HP, a communiqué les premières données de l’étude CASCADE sur le dépistage du cancer du poumon chez les femmes. Chez les fumeuses et ex-fumeuses participantes, elle a détecté trois fois plus de cancers que l’étude NELSON.

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Le 13/10/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:09 Lecture 3 min.

Marie-Pierre Revel se dit favorable à une mise en place par paliers. « Il faut y aller prudemment et avec rigueur, sous peine de conduire les gens vers des tests invasifs, des complications, et des chirurgies inutiles », recommande-t-elle. © J. H.

Les essais de dépistage du cancer du poumon par scanner basse dose se multiplient en France, stimulés par revirement de la Haute Autorité de santé sur le sujet en début d’année. Parmi ceux-ci, l’étude CASCADE a démarré ses inclusions en avril 2022. Menée par une équipe de radiologues et de pneumologues, elle prévoit de recruter 2 400 femmes, fumeuses et ex-fumeuses âgées de 50 à 74 ans dans cinq villes, dont Paris. Dimanche 9 octobre, aux Journées francophones de radiologie, son instigatrice principale Marie-Pierre Revel, cheffe de service à l’hôpital Cochin, en a présenté les premiers résultats.

Une situation « inquiétante » pour les femmes

Pourquoi uniquement des femmes ? « D’abord parce qu’on manque de données les concernant sur l’efficacité du dépistage. Ensuite parce que la situation épidémiologique est très inquiétante en France », souligne la radiologue. Selon l’étude KBP 2020, dont les résultats sont parus en août dans The Lancet, 34,6 % des personnes atteintes du cancer du poumo

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Debieuvre D., Molinier O., Falchero L. et coll., « Lung cancer trends and tumor characteristic changes over 20 years (2000-2020): Results of three French consecutive nationwide prospective cohorts’ studies », The Lancet Regional Health, août 2022, vol. 22 : 100492. DOI : 10.1016/j.lanepe.2022.100492

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