Étude

85 000 femmes testent le dépistage personnalisé du cancer du sein

La grande étude européenne MyPEBS va rassembler 85 000 participantes de 5 pays pour évaluer l’efficacité d’un dépistage du cancer du sein basé sur le risque individuel. Explications avec l’oncologue Suzette Delaloge.

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Le 20/03/18 à 8:00, mise à jour hier à 15:18 Lecture 2 min.

L'étude MyPEBS doit permettre de regrouper les patientes selon leur niveau de risque et de leur proposer ainsi un dépistage personalisé (photo d'illustration). © C. F.

C’est une étude d’une ampleur sans précédent. Le projet MyPEBS, comme My Personnal Breast Screening, entend rassembler une cohorte de 85 000 femmes, de 40 à 70 ans, dans 5 pays (Belgique, France, Israël, Italie, Royaume-Uni). Financé par l’Union européenne, il a démarré au mois de janvier. Objectif : tester l’efficacité du dépistage personnalisé du cancer du sein. « Il s’agit d’évaluer si un dépistage stratifié en fonction du risque de cancer du sein de chaque personne est plus efficace que le dépistage habituel, basé uniquement sur l’âge, explique Suzette Delaloge, oncologue à l’institut Gustave-Roussy, de Villejuif (94), et coordonnatrice du projet. Aujourd’hui, nous nous considérons comme capables d’estimer le risque de cancer du sein d’une personne dans les 5 à 10 ans. »

Des scores de risque propres à chaque patiente

Pour quantifier le risque individuel, les médecins et chercheurs se basent sur des scores de risques. Ces derniers prennent en compte plusieurs facteurs médicaux. Parmi

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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