Étude

85 000 femmes testent le dépistage personnalisé du cancer du sein

La grande étude européenne MyPEBS va rassembler 85 000 participantes de 5 pays pour évaluer l’efficacité d’un dépistage du cancer du sein basé sur le risque individuel. Explications avec l’oncologue Suzette Delaloge.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 20/03/18 à 8:00, mise à jour hier à 15:17 Lecture 2 min.

L'étude MyPEBS doit permettre de regrouper les patientes selon leur niveau de risque et de leur proposer ainsi un dépistage personalisé (photo d'illustration). © C. F.

C’est une étude d’une ampleur sans précédent. Le projet MyPEBS, comme My Personnal Breast Screening, entend rassembler une cohorte de 85 000 femmes, de 40 à 70 ans, dans 5 pays (Belgique, France, Israël, Italie, Royaume-Uni). Financé par l’Union européenne, il a démarré au mois de janvier. Objectif : tester l’efficacité du dépistage personnalisé du cancer du sein. « Il s’agit d’évaluer si un dépistage stratifié en fonction du risque de cancer du sein de chaque personne est plus efficace que le dépistage habituel, basé uniquement sur l’âge, explique Suzette Delaloge, oncologue à l’institut Gustave-Roussy, de Villejuif (94), et coordonnatrice du projet. Aujourd’hui, nous nous considérons comme capables d’estimer le risque de cancer du sein d’une personne dans les 5 à 10 ans. »

Des scores de risque propres à chaque patiente

Pour quantifier le risque individuel, les médecins et chercheurs se basent sur des scores de risques. Ces derniers prennent en compte plusieurs facteurs médicaux. Parmi

Il vous reste 63% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

23 Oct

16:18

Le score de Kaiser en IRM mammaire présente une excellente précision diagnostique pour distinguer les lésions bénignes des lésions malignes chez les patientes présentant des anomalies BI-RADS 0 ou 4 en imagerie conventionnelle (étude).

13:16

Chez les patients obèses, le scanner à comptage photonique (PCCT) offre une meilleure qualité d’image que le scanner conventionnel (EID CT), avec un meilleur contraste et un rapport signal/bruit supérieur. Il permet également de réduire significativement la dose d’irradiation, en maintenant une bonne qualité diagnostique (étude).

7:45

Une étude a comparé un système d’intelligence artificielle aux critères PI-RADS pour la détection du cancer de la prostate cliniquement significatif en IRM, démontrant une sensibilité non inférieure à l’échelle du patient, mais inférieure à l’échelle lésionnelle. L’IA pourrait compléter PI-RADS pour optimiser le triage des biopsies, notamment des lésions indéterminées PI-RADS 3, concluent les chercheurs.
22 Oct

15:30

Une équipe de chercheurs a développé un système d’intelligence artificielle multimodale combinant imagerie médicale et données cliniques pour prédire la survie à 24 mois de patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, traités par radiothérapie vectorisée ciblant le PSMA. Ce modèle affiche des performances prometteuses pour la stratification pronostique et l’aide à la décision clinique.
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR