Contraste en IRM

Certains agents de contraste au gadolinium produisent plus d’effets indésirables que d’autres

Selon une étude rétrospective menée aux États-Unis, le type d’agent de contraste utilisé mais aussi le sexe et l’âge du patient, ainsi que la zone explorée, influent sur le taux de réactions indésirables aiguës à l’injection de gadolinium.

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Le 02/09/19 à 15:00, mise à jour hier à 15:16 Lecture 3 min.

Dans une étude, Jennifer S. McDonald et ses confrères ont analysé 281 945 injections des 4 différents PDC à base de gadolinium. antoine2k - Fotolia (photo d'illustration)

Urticaire, gonflement de la gorge, nausées, douleur thoracique… L’injection de produit de contraste (PDC) à base de gadolinium peut entraîner des réactions allergiques ou physiologiques plus ou moins graves. Aux États-Unis, Jennifer S. McDonald et ses confrères des services de radiologie et de neurochirurgie de la clinique Mayo, à Rochester, ont cherché à identifier les potentiels facteurs de risques de ces effets indésirables : le type d’agent utilisé joue-t-il un rôle ? Et la démographie du patient, la nature de l’examen ? Une tâche rendue complexe par la rareté de ces événements. Le « Manuel des agents de contraste » du Collège américain de radiologie en recense en effet de 7 à 240 pour 10 000 injections, rappellent les chercheurs dans Radiology [1].

Une cohorte monocentrique de 158 100 patients

Pour pallier cette lacune, ils ont réuni de façon rétrospective une cohorte 158 100 patients de tous âges, « la plus grande à ce jour pour une étude sur les PDC au gadolinium », soulignent-ils

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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Bibliographie

  1. McDonald J. S., Hunt. C. H., Kolbe A. B. et coll., « Acute Adverse Events Following Gadolinium-based Contrast Agent Administration : A Single-Center Retrospective Study of 281 945 Injections », Radiology, juillet 2019, vol. 292, n° 3. DOI : 10.1148/radiol.2019182834.

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