Éthique en intelligence artificielle

« Les données dont nous disposons ont toutes des biais »

La généralisation de l'utilisation de l'intelligence artificielle pose la question de l'éthique liée à cette pratique. Le congrès 2020 de la RSNA a consacré une session spéciale à ce sujet.

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Le 03/02/21 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 14:14 Lecture 1 min.

« Maintenir l'humain dans la boucle est primordial. C'est ce qui permettra de garder la confiance du patient », estime Elmar Kotter, professeur de radiologie à l'université de Fribourg en Allemagne (photo d'illustration). D. R.

En octobre 2019, les sociétés européennes et nord-américaines de radiologie ont publié une déclaration commune sur l’éthique en intelligence artificielle. Le 5 décembre dernier, au congrès de la Société nord-américaine de radiologie, trois experts ont présenté son contenu et les enjeux liés à l’utilisation des algorithmes en imagerie.

Des conséquences imprévues

« L'intelligence artificielle éthique est un sport d'équipe, qui demande l’expertise de nombreux métiers », a démarré Raymond J. Geis, professeur de radiologie adjoint au National Jewish Health de Denver (Colorado). Selon lui, le premier défi éthique de l’utilisateur d’IA est d’assurer l’équilibre entre l'influence ou le contrôle qui lui confère cette technique et ses bénéfices pour le patient ou la société. « Même lorsque l'on veut faire le bon choix, des conséquences imprévues surviennent, prévient-il. Les premières victimes sont les groupes traditionnellement sous-représentés et sous-acceptés. »

Données biaisées

« En intelligence

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Sihem Boultif

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