Neurosciences

L’IRM fonctionnelle peine à s’imposer en clinique

Une revue parue dans Nature en novembre 2023 a détaillé les dernières avancées concernant l'IRM fonctionnelle dans le champ des neurosciences, dont leurs applications cliniques. Pour les auteurs, si la technique s'améliore perpétuellement, son manque de reproductibilité et sa difficulté d'interprétation entravent son adoption en clinique.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 08/04/24 à 7:00 Lecture 3 min.

En permettant de suivre avec une bonne résolution spatiale l'activation de zones précises du cerveau, l'IRM fonctionnelle (IRMf) constitue une modalité de choix en recherche pour relier les différents domaines d'étude des neurosciences (image d'illustration). D. R.

IRM star des publications scientifiques mais aussi médiatiques, l'IRM fonctionnelle reste encore loin de se démocratiser en clinique, comme le rapportent trois chercheurs en psychologie dans une revue exhaustive de la littérature parue le 8 novembre dernier dans Nature [1]. Cette analyse se concentre sur l'usage de l'IRM fonctionnelle dans les neurosciences, cet ensemble de disciplines scientifiques et médicales traitant de l'étude du système nerveux.

Détecter des signaux BOLD

Tout d'abord, les auteurs rappellent les forces de cette technique : capable de détecter des signaux BOLD traduisant l'activation neuronale via la circulation d'un sang plus oxygéné dans les vaisseaux sanguins du cerveau, elle constitue un pont attirant entre l'échelle cellulaire, étudiée dans les modèles animaux par de la microscopie invasive, et l'échelle macroscopique. Pour cette dernière, les images d'IRM non fonctionnelle permettent de rendre compte avec une meilleure précision au fur et à mesure que s'amé

Il vous reste 78% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Finn E. S., Poldrack R. A., Shine J. M., « Functional neuroimaging as a catalyst for integrated neuroscience », Nature, 8 novembre 2023. DOI : 10.1038/s41586-023-06670-9.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

26 Oct

7:32

La radioembolisation transartérielle à l’yttrium-90 suivie de l’association atézolizumab–bévacizumab pourrait améliorer la survie par rapport à l’association atézolizumab–bévacizumab seule chez les patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire avancé dont la fonction hépatique est bien préservée, selon une étude coréenne.

23 Oct

16:18

Le score de Kaiser en IRM mammaire présente une excellente précision diagnostique pour distinguer les lésions bénignes des lésions malignes chez les patientes présentant des anomalies BI-RADS 0 ou 4 en imagerie conventionnelle (étude).

13:16

Chez les patients obèses, le scanner à comptage photonique (PCCT) offre une meilleure qualité d’image que le scanner conventionnel (EID CT), avec un meilleur contraste et un rapport signal/bruit supérieur. Il permet également de réduire significativement la dose d’irradiation, en maintenant une bonne qualité diagnostique (étude).

7:45

Une étude a comparé un système d’intelligence artificielle aux critères PI-RADS pour la détection du cancer de la prostate cliniquement significatif en IRM, démontrant une sensibilité non inférieure à l’échelle du patient, mais inférieure à l’échelle lésionnelle. L’IA pourrait compléter PI-RADS pour optimiser le triage des biopsies, notamment des lésions indéterminées PI-RADS 3, concluent les chercheurs.
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR