Ghislaine Dehaene

« L’IRM nous permet de localiser les régions qui s’activent lors de l’apprentissage de la lecture »

Ghislaine Dehaene, pédiatre et neuroscientifique, étudie le développement cognitif de l’enfant au centre de recherche en imagerie cérébrale NeuroSpin, à Saclay (94). L'IRM est l’un de ses outils de recherche.

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Le 30/03/18 à 15:00, mise à jour hier à 15:28 Lecture 2 min.

« L'IRM ne peut pas nous fournir des solutions pédagogiques, ni nous aider à établir un diagnostic individuel de dyslexie, par exemple », souligne Ghislaine Dehaene. © Ghislaine Dehaene

Docteur Imago / À quoi vous sert l'IRM, dans votre quotidien de chercheuse ?

Ghislaine Dehaene / C'est un outil qui nous permet de confirmer ou non des hypothèses, posées dans le cadre de l'étude du développement cognitif de l'enfant. Ce n'est pas la technique que nous utilisons le plus, loin de là. L’emploi de l'IRM fonctionnelle chez l’enfant est récent.

D. I. / L’IRM peut-elle permettre de diagnostiquer des troubles de l’apprentissage ?

G. D. / L'IRM ne peut pas nous fournir des solutions pédagogiques, ni nous aider à établir un diagnostic individuel de dyslexie, par exemple. Nous obtenons des résultats lorsque nous comparons des groupes. Chez un enfant, un examen d’IRM ne nous permet pas de localiser la, ou les, zone(s) dysfonctionnelle(s) du cerveau. Tout simplement parce que nous ne savons pas encore quelle est la variabilité des activations chez l’enfant normal dans telle ou telle tâche, ni si une hypo-activation est la cause ou la conséquence d’une difficulté cognitive.

D. I. / Vou

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Sihem Boultif

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