Ghislaine Dehaene

« L’IRM nous permet de localiser les régions qui s’activent lors de l’apprentissage de la lecture »

Ghislaine Dehaene, pédiatre et neuroscientifique, étudie le développement cognitif de l’enfant au centre de recherche en imagerie cérébrale NeuroSpin, à Saclay (94). L'IRM est l’un de ses outils de recherche.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 30/03/18 à 15:00, mise à jour hier à 14:25 Lecture 2 min.

« L'IRM ne peut pas nous fournir des solutions pédagogiques, ni nous aider à établir un diagnostic individuel de dyslexie, par exemple », souligne Ghislaine Dehaene. © Ghislaine Dehaene

Docteur Imago / À quoi vous sert l'IRM, dans votre quotidien de chercheuse ?

Ghislaine Dehaene / C'est un outil qui nous permet de confirmer ou non des hypothèses, posées dans le cadre de l'étude du développement cognitif de l'enfant. Ce n'est pas la technique que nous utilisons le plus, loin de là. L’emploi de l'IRM fonctionnelle chez l’enfant est récent.

D. I. / L’IRM peut-elle permettre de diagnostiquer des troubles de l’apprentissage ?

G. D. / L'IRM ne peut pas nous fournir des solutions pédagogiques, ni nous aider à établir un diagnostic individuel de dyslexie, par exemple. Nous obtenons des résultats lorsque nous comparons des groupes. Chez un enfant, un examen d’IRM ne nous permet pas de localiser la, ou les, zone(s) dysfonctionnelle(s) du cerveau. Tout simplement parce que nous ne savons pas encore quelle est la variabilité des activations chez l’enfant normal dans telle ou telle tâche, ni si une hypo-activation est la cause ou la conséquence d’une difficulté cognitive.

D. I. / Vou

Il vous reste 70% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Sihem Boultif

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

19 Mar

16:00

La réponse de perfusion à l’adénosine semble être spécifique à chaque organe, conclut une étude parue dans JNM. L’adénosine augmente la perfusion au niveau du cœur, du foie, du côlon et du duodénum, tandis que la perfusion est réduite par l’adénosine dans le cerveau, la rate, les reins, le muscle squelettique et l’os, écrivent les chercheurs.

13:25

La présentation est la clé d'une bonne compréhension des comptes rendus d'imagerie « patient-friendly », conclut une étude présentée dans JACR. Les formats « traduction complète » et « basé sur les phrases », associant des sources pour vérifier les informations sont plus efficaces qu'une simple définition des termes techniques.

7:10

Dans une étude évaluant les niveaux de référence en doses de radiation et les indicateurs de qualité d’image dans les protocoles d’imagerie thorax-abdomen en unité de soins intensifs néonatals,  des chercheurs relève que les nouveau-nés pesant entre 1000 et 1 499 g et 1 500 à 2499 g avaient des doses cutanées inférieures à celles des nouveau-nés pesant moins de 1 000 g.

18 Mar

16:54

Des chercheurs ont étudié les performances d’une méthode d’intelligence artificielle pour la segmentation automatisée du volume tumoral métabolique total (TMTV) sur des images TEP-TDM sur des patients atteints de lymphome. Il s'avère que l'IA a obtenu des résultats similaires que des experts humains. (étude)

16:50

Une étude a évalué la précision diagnostique d'un outil d'IA pour la détection des fractures de la hanche et du bassin. Il ressort que l'IA est d'une précision élevée pour les radiographies de la hanche mais moindre quand cela concerne les fractures du bassin.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR