Produits de contraste

« Notre étude montre des traces d’impuretés dans certains produits gadolinés »

Une équipe de recherche brestoise a réalisé la première étude européenne sur la concentration de terres rares dans les produits de contraste gadolinés. Pour Douraied Ben Salem et Jean-Alix Barrat, respectivement professeurs de radiologie et de géochimie, les différences constatées entre les produits viennent de l’oxyde de gadolinium utilisé par les fabricants.

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Le 29/09/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:14 Lecture 4 min.
liste Douraied Ben Salem, neuroradiologue au CHRU de Brest et Jean-Alix Barrat, géochimiste et enseignant-chercheur à l’UBO - MEGADORE

Dans leur étude, Douraied Ben Salem et Jean-Alix Barrat ont évalué la pureté des produits de contraste gadolinés. D. R.

Docteur Imago / Qu’est-ce qui vous a amenés à réaliser cette étude sur la pureté des produits de contraste gadolinés ?

Douraied Ben Salem / Une étude brésilienne est sortie il y a quelques mois sur le sujet. Les Brésiliens avaient majoritairement testé des produits gadolinés linéaires qui ne sont plus commercialisés en Europe. Nous avons donc voulu faire ce même travail sur la pureté des PDC gadolinés utilisés dans l’Union européenne.

Jean-Alix Barrat / Cela nous a permis de mettre au point une méthode de mesure de concentration d’éléments de terres rares dans les produits gadolinés. Il se trouve qu’à Brest, nous avons un instrument d’une grande sensibilité - un spectromètre de masse à source plasma - qui sert pour l’analyse des roches, des météorites et des coquillages. Nous avons adapté notre protocole pour l’appliquer aux produits gadolinés.

D. I. / Vous avez passé au crible cinq PDC gadolinés. Que recherchiez-vous exactement dans ces produits ?

J.-A. B. / Nous avons essayé de doser con

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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