Système visuel et cognitif

Perception des images : le ressenti du radiologue et les limites de l’œil humain

Une session de formation du congrès de la RSNA s’est focalisée sur la perception des images et les nombreux tours - bons ou mauvais - que notre cerveau peut nous jouer lorsqu'il s'agit de détecter des anomalies.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 29/11/18 à 12:00, mise à jour hier à 15:19 Lecture 2 min.

Au RSNA, le chercheur Jeremy Wolfe a invité l'assistance à participer à plusieurs tests visuels pour évaluer leurs perception des images. © C. F.

Le congrès de la Société nord-américaine de radiologie (RSNA), qui se tient du 25 au 30 novembre à Chicago, a consacré une séance à la perception des images. Jeremy Wolfe, chercheur au sein du Visual Attention Lab de l’université d’Harvard, a décrit plusieurs phénomènes et mécanismes qui peuvent intervenir dans la survenue d’erreurs médicales, lorsque des professionnels passent à côté de certaines anomalies.

Gare au gorille

« Même les radiologues peuvent manquer des cibles clairement visibles sur une image, entame-t-il. Pas parce qu’ils sont négligents, mais parce que leurs systèmes visuel et cognitif sont soumis aux mêmes limites qui contraignent la perception au quotidien. » Pour illustrer son propos, il présente quelques exercices visuels conçus pour tester l’attention et la perception des radiologues présents dans la salle, ainsi que leurs limites. Parmi ceux-ci, le « test du gorille », présenté dans une étude publiée en 2013 dans la revue Psychological Science [1]. Il met en lumière

Il vous reste 73% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Drew T., Vo M. L.-H., Wolfe J. M., « The Invisible Gorilla Strikes Again : Sustained Inattentional Blindness in Expert Observers », Psychological Science, vol. 24, n° 9, p. 1848-1853. DOI: 10.1177/0956797613479386.
  2. Brennan P. C., Gandomkar Z., Ekpo E. U., « Radiologists can detect the « gist » of breast cancer before any overt signs of cancer appear », Scientific Reports, 2018, vol. 8, article n° 8717.
  3. Evans K. K., Birdwell R. L., Wolfe J. M., « If You Don’t Find It Often, You Often Don’t Find It : Why Some Cancers are Missed in Breast Cancer Screening », PLOS One, mai 2013,  DOI : 10.1371/journal.pone.0064366.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

13:10

L'échographie à haute fréquence pourrait être utilisée pour évaluer l'âge osseux chez les enfants, selon une étude publiée par le Journal of the American College of Radiology . 

7:30

Une étude menée à Pékin conclut que l’échographie au lit du patient (POCUS) est une solution pour une évaluation fiable du score VExUS (venous excess ultrasound) en situation de congestion veineuse pathologique.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR