imagerie neurovasculaire

Un bilan d’imagerie neurovasculaire incomplet après un AIT associé à un risque accru d’AVC

Au sein d’une cohorte nord-américaine, les patients atteints d’un accident ischémique transitoire ont développé moins d’AVC à trois mois quand ils avaient bénéficié d’une imagerie cérébrale et d’un bilan neurovasculaire complet.

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Le 19/07/23 à 7:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:24 Lecture 3 min.

La neuroimagerie joue un rôle essentiel à la fois dans l'établissement du diagnostic d'AIT et dans l'identification des lésions à haut risque qui exposent le patient à un risque d'AVC ultérieur (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Aux États-Unis, environ 240 000 personnes sont victimes d’un accident ischémique transitoire (AIT) chaque année. Cette pathologie est associée à un risque accru d'accident vasculaire cérébral (AVC) rappellent les auteurs nord-américains d’une étude rétrospective parue dans la revue American Journal of Roentgenology [1]. En conséquence, « la reconnaissance rapide des AIT et l'identification des facteurs de risque modifiables sont essentielles pour orienter les mesures secondaires de prévention de l'AVC », estiment-ils.

Une prise en charge rapide

Chez les patients atteints d'AIT, les avantages de la mise en œuvre d'un traitement précoce pour prévenir les AVC sont bien établis. « Au total, 7,5 % à 17,4 % des patients atteints d'AIT qui ne reçoivent pas de traitement précoce subiront un AVC dans les 3 mois qui suivront, bien que le traitement d'urgence atténue ce risque », soulignent les chercheurs. La neuro-imagerie joue un rôle essentiel, à la fois dans l'établissement du diagnostic d'AIT

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Auteurs

Solenn Duplessy

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Bibliographie

  1. Timpone V. M., Reid M., Jensen A. et coll., « Association of incomplete neurovascular imaging after emergency department encounters for transient ischemic attack and odds of subsequent stroke: a national medicare analysis », American Journal of Roentgenology, mai 2023. DOI : 10.2214/AJR.23.29352.

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