Aide au pronostic

Une IA améliore l’évaluation des tumeurs ovariennes par les jeunes radiologues

Des chercheurs taïwanais ont développé un algorithme aidant à différencier tumeurs de l'ovaire bénignes et malignes. Leur IA se base sur des données cliniques, ainsi que sur des données radiomiques et des caractéristiques extraites par apprentissage profond d'images de scanner.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 01/06/23 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:08 Lecture 2 min.

L'IA développée par l'équipe du Dr Wu associe données cliniques, informatiques et radiomiques pour différencier tumeurs ovariennes malignes et bénignes (image d'illustration). D. R.

Le cancer de l'ovaire est le cancer gynécologique le plus mortel, et sa prise en charge précoce par ablation améliore son taux de survie. Cependant, 28 % des ovariectomies seraient réalisées pour des tumeurs bénignes, entraînant des risques à long terme non négligeables chez les femmes opérées à tort : baisse de la fertilité, ménopause précoce, etc. [1]. Afin d’aider les radiologues à distinguer le mieux possible cancers malins et bénins de l'ovaire, des médecins taïwanais ont développé un algorithme d'intelligence artificielle utilisant des données radiomiques extraites de scanners. Leurs résultats sont parus le 24 avril 2023 dans Insights into Imaging [2].

Près de 200 tumeurs ovariennes

Les auteurs ont rétrospectivement enrôlé 149 patientes du MacKay Memorial Hospital de Taipei (Taïwan) présentant en tout 185 tumeurs ovariennes visibles sur des scanners avec rehaussement de contraste et confirmées par anatomopathologie. 129 tumeurs (dont 54 malignes) de 104 patientes ont servi de donné

Il vous reste 70% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Moore B. J., Steiner C. A., Davis H. et coll., « Statistical brief #214 Trends in hysterectomies and oophorectomies in hospital inpatient and ambulatory settings, 2005-2013 », Healthcare Cost and Utilization Project (HCUP) Statistical Briefs [Internet], novembre 2016. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK409175/. Site consulté le 1er juin 2023.
  2. Jan Y.-T., Tsai P.-S., Huang W.-H. et coll., « Machine learning combined with radiomics and deep learning features extracted from CT images: a novel AI model to distinguish benign from malignant ovarian tumors », Insights Into Imaging, 2023, vol. 14, n° 68. DOI : 10.1186/s13244-023-01412-x.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR