Projet européen pour le cancer du sein

Une SOLUSion européenne pour mieux diagnostiquer le cancer du sein

Le projet SOLUS a pour objectif de développer un appareil permettant de mieux diagnostiquer et différencier les lésions mammaires. Pour ce faire, il mobilisera à la fois l’élastographie, l’échographie et la tomographie optique.

Le 02/05/17 à 11:00, mise à jour aujourd'hui à 15:23 Lecture 1 min.

Le projet SOLUS pour mieux détecter les tumeurs du sein. © BOM PRESSE

L’Europe s’unit contre le cancer du sein. Financé par l’Union européenne, le projet SOLUS, comme Smart Optical and Ultrasound Diagnostic of Breast Cancer, entend développer un dispositif de tomographie multimodale pour améliorer le diagnostic de cette maladie. Lancé fin 2016, il doit aboutir en 2020.

L’échographie et la tomographie optique

L’appareil combinera les avantages de l’échographie et de la tomographie optique. Objectif : classer de manière non-invasive les lésions mammaires détectées par mammographie de dépistage. Cela permettrait d’améliorer la capacité à les différencier en lésions bénignes ou malignes, sans avoir recours à la biopsie.

Un dispositif multifonctions

Des concepts photonique et électronique seront exploités pour développer de nouveaux composants. Parmi eux, un appareil de tomographie optique, le Smart Optode. Il est également prévu une classification multiparamétrique mondiale du sein. Les lésions mammaires seront évaluées simultanément avec l’imagerie par ultrasons, l’élastographie et la tomographie optique. La première fournira des informations anatomiques. L’élastographie estimera la rigidité du tissu. Quant à la tomographie optique, elle évaluera la composition des tissus. Elle mesurera la teneur en eau, lipides et collagène, ainsi que les paramètres fonctionnels du sang tels que le volume sanguin et les niveaux d’oxygénation. La quantité de diffusion de la lumière dans les tissus fournira des informations sur la structure microscopique.

Un consortium multidisciplinaire

SOLUS est coordonné par le Politecnico di Milano, l’école polytechnique de Milan. Il s’appuie sur un consortium pluridisciplinaire réunissant des ingénieurs, des physiciens et des radiologues de 9 partenaires de l’industrie, du milieu universitaire et du domaine clinique. La France coopère à ce projet avec la participation du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA-LETI), de Supersonic Imagine et Vermon.

Auteurs

Virginie Facquet

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

04 Avr

16:01

Un simulateur endovasculaire pour l'apprentissage de la radiologie interventionnelle (RI) a permis de diviser par plus de deux le temps médian de fluoroscopie virtuelle, tandis que les étudiants se déclaraient plus intéressés par la RI après la simulation qu'avant, selon une étude (disponible en accès ouvert).

7:39

Annoncée lors du premier congrès JFR Urgences, la deuxième édition des JFR Urgences aura lieu les 1er et 2 avril 2026 au palais du Pharo, à Marseille. 200 participants ont assisté à la première édition du congrès, selon son président Guillaume Herpe.

13:22

L’échoguidage améliore l’accès percutané à l’artère fémorale commune par rapport à l'abord par repérage anatomique, sans augmenter les complications. Toutefois, les données restent limitées pour certains sous-groupes à haut risque, analysent des chercheurs dans une étude publiée dans la revue Cochrane.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR