Mesures d'incitation

Deux nouvelles primes pour l’exercice public de la radiologie

Le Gouvernement a instauré une prime d'engagement dans le secteur public hospitalier. Elle pourra atteindre 30000 euros pour les radiologues. Par ailleurs, une autre prime récompensera les praticiens qui travaillent sur plusieurs sites distants au sein d'un groupement hospitalier de territoire.

Le 24/03/17 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:18 Lecture 2 min.

Une prime d’engagement est destinée aux spécialités ayant le plus de difficultés de recrutement, dont fait partie la radiologie. www.pixabay.com

L’État vient de donner plusieurs coups de pouce à l’exercice public de la radiologie, l’un pour les nouveaux entrants, l’autre ceux qui travaillent au sein des groupements hospitaliers de territoire. Le premier est une prime d’engagement destinée aux pratiquants des spécialités ayant le plus de difficultés de recrutement, dont fait partie la radiologie. Le deuxième s’adresse aux médecins qui exercent sur plusieurs sites d’un même groupement hospitalier de territoire.

Une surprime d’engagement pour la radiologie

La radiologie est l’une des deux spécialités médicales, avec l’anesthésiologie-réanimation, concernée par la prime d’engagement, instaurée par un décret publié au Journal officiel du 15 mars 2017. Elle récompense l’engagement dans une carrière hospitalière pour les praticiens des hôpitaux à temps plein, à temps partiel, les contractuels et assistants des hôpitaux.

Pour les radiologues engagés, deux cas de figure peuvent être rencontrés :

  • Le praticien touche 10 000 € s’il est recruté sur un poste de radiologue.
  • Il peut prétendre à 20 000 € supplémentaires s’il est recruté sur un poste dans une spécialité pour laquelle l’offre de soins est ou risque d’être insuffisante dans l’établissement. Cette liste des postes est arrêtée localement par l’ARS.

La prime est versée en deux fois, suite à la signature d’une convention et selon plusieurs modalités et conditions.

Mise en place des groupements hospitaliers de territoire

La seconde prime accompagne la mise en place des groupements hospitaliers de territoire. Elle vient compléter la prime qui existe pour les praticiens qui travaillent déjà sur plusieurs établissements. Cette prime est calculée en fonction du nombre moyen hebdomadaire de demi-journées passées en dehors du site principal d’exercice du praticien ainsi que du nombre de sites d’exercice différents (lire encadré).

[contenu_encadre img= » » titre= »La prime liée à l’exercice dans le GHT en dehors du site principal » contenu= »- 1 demi-journée : 250 € brut ;
– de plus de 1 demi-journée à 3 demi-journées inclus : 450 € brut ;
– de plus de 3 demi-journées à 4 demi-journées inclus : 700 € brut ;
– 4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal d’exercice : 1 000 € brut
– plus de 4 demi-journées : 1 000 € brut. » auteur= » » legende= » » credit= » »]

Pour être éligible à la prime, l’activité partagée du praticien doit être réalisée sur un site distant d’au moins 20 km de son site principal d’exercice. « La distance à prendre en considération est la distance la plus courte par voie routière entre les deux sites d’exercice », précise le texte publié au Journal officiel.

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

18 Août

14:46

Le CHU de Montpellier annonce la réalisation de sa première intervention de thermo-ablation laser sous IRM (LITT) pour le traitement de l'épilepsie, qui réunit les équipes de neuroradiologie et de neurochirurgie (communiqué).

7:44

La surveillance par IRM injectée à l'acide gadoxétique, stratifiée en fonction du risque, permettrait de définir des intervalles de dépistage personnalisés et ainsi garantir la détection précoce du CHC tout en réduisant la fréquence des examens chez les patients atteints de cirrhose (étude).
17 Août

14:26

Les anomalies qualitatives et quantitatives infratentorielles observées à l'IRM sont fréquentes et cliniquement significatives dans les cas de calcifications cérébrales. Elles permettraient d'identifier des modifications neurodégénératives afin de mieux comprendre l'hétérogénéité clinique de la maladie (étude).

7:12

Le débruitage par apprentissage profond des images IRM du genou à 0,55 T améliorerait considérablement les performances diagnostiques, avec des résultats comparables à ceux obtenus avec l'IRM 3 T (étude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR