Dépistage du cancer du sein

« Il faut être plus exigeant sur la qualité des mammographes »

Dans son rapport sur le dépistage des cancers, l’IGAS relève des insuffisances sur la prise en compte de la qualité d’image des mammographes du parc français. Brigitte Seradour, présidente de l’association nationale des CRCDC, analyse les causes et les conséquences de cette problématique.

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Le 02/09/22 à 7:00, mise à jour hier à 15:10 Lecture 7 min.

« En France, les protocoles ont moins de restrictions et laissent passer des machines qui ne passeraient pas le contrôle qualité avec les mêmes résultats dans d’autres pays européens », constate Brigitte Seradour. © Jean-Marie Huron/Editing Serv

Docteur Imago / Dans son rapport sur le dépistage organisé des cancers, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) mentionne que la valeur de la qualité de l’image en mammographie a été abaissée au niveau « acceptable », alors qu’elle était antérieurement au niveau « souhaitable ». Pourquoi ce changement ?

Brigitte Seradour / Les protocoles de contrôle qualité choisis par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en France n’ont pas permis d’atteindre le niveau des pays qui appliquent le protocole européen EUREF. En France, l’ANSM n’a pas voulu se conformer au protocole in extenso, mais seulement s’en inspirer en créant un protocole franco-français. Si l’on suivait le protocole de l’EUREF, le niveau sur lequel il faudrait se baser pour évaluer les nouveaux mammographes serait « souhaitable ». Pour accepter un système à l’étranger, on teste la qualité d’image sur des cas cliniques, ce ne sont pas seulement des contrôles qualité industriels. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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