Intelligence artificielle et médecine libérale

« Il faut garder les algorithmes sous surveillance »

Lors du séminaire de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR), qui s'est tenu le 2 juin dernier à Lyon, Robert Lavayssière a appelé ses confrères à garder un œil critique sur l’intelligence artificielle.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 15/06/18 à 15:00, mise à jour hier à 15:16 Lecture 1 min.

Robert Lavayssière enjoint les radiologues libéraux à bien choisir leurs fournisseurs dans le domaine de l’intelligence artificielle. © S. B.

Comment les libéraux doivent-ils se préparer à accueillir l’intelligence artificielle (IA) ? La question était au menu du séminaire organisé le 2 juin par la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR). Robert Lavayssière, vice-président de l’organisation, s’est chargé d'y répondre.

« La machine ne sait pas pourquoi elle arrive à un résultat »

D’après lui, il faut garder à l’esprit que les nouveaux outils basés sur l’intelligence artificielle ne raisonnent pas de façon transparente. « Nous utilisons l’apprentissage machine à travers la reconnaissance vocale, de formes, d'images, etc., depuis une trentaine d'années. Nous la maîtrisons bien. En revanche, pour le deep learning (apprentissage profond), c'est plus flou », explique-t-il. L'intelligence artificielle répond à une tâche bien précise mais ne détaille pas la façon dont elle y parvient. « La machine est programmée pour arriver à un résultat mais elle ne sait pas pourquoi elle y arrive ».

Garder le contrôle

Dans ce contexte, R

Il vous reste 45% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Sihem Boultif

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

29 Juin

7:48

Un arrêté du 25 juin 2026 inscrit un nouveau cathéter de thrombo-aspiration sur la liste des produits de santé financés au titre des prestations d'hospitalisation : le CEREGLIDE 92® de Johnson & Johnson Medical SAS.
26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR