Assemblée nationale

La nouvelle version du PLFSS sans l’article 24 a été votée

La suppression de l’article 24 marque un tournant pour les radiologues : la tarification des forfaits techniques reviendrait dans le cadre conventionnel et non plus à l’Assurance maladie.

Le 11/12/25 à 7:00 Lecture 1 min.

L'Assemblée nationale a adoptée en deuxième lecture le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2026 avec la suppression de l'article 24. Shutterstock

En 2026, la tarification des forfaits techniques ne devrait plus être décidée par l’Assurance maladie. C’est l’information principale pour les radiologues que l’on peut retenir du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). Sa version votée par l’Assemblée nationale en deuxième lecture le 9 décembre dernier s’est vue retirer l’article 24. Il prévoyait que « les rémunérations liées à l’acquisition et au fonctionnement des équipements matériels lourds sont décidées par l’Union nationale des caisses d’assurance maladie ». Avec cette nouvelle version, l’établissement de ces rémunérations revient dans le dispositif général conventionnel.

Nouvelle lecture au Sénat

Le PLFSS 2026 n’a toutefois pas encore terminé son parcours législatif. Il est parti en nouvelle lecture au Sénat. Toutefois, alors que cette chambre était en désaccord avec l’Assemblée nationale en première lecture, elle pourrait accélérer le calendrier. D’après le site Public Sénat, Hervé Marseille, le président du groupe Union centriste (UC), envisageait de proposer une motion de rejet préalable permettant d’éviter la discussion au Sénat. Dans ce cas, l’Assemblée nationale aurait le temps de voter la version définitive du PLFSS en l’état, en application de l’article 45 de la Constitution.

Une demande de longue date

Cette étape pour le PLFSS 2026 est en tout cas une bonne nouvelle pour les radiologues. La suppression de l’article 24 est une demande de longue date de la Fédération nationale des médecins radiologues, la dernière datant du 2 décembre 2025 dans un communiqué. C’était aussi une condition préalable pour son président de reprendre les discussions avec la Caisse nationale d’Assurance maladie.

Cette victoire ne retire cependant pas la décision des récentes diminutions de tarif décidées par le directeur général de l’UNCAM. Ni la volonté de l’organisation syndicale de s’associer au mouvement des médecins libéraux du 5 au 15 janvier prochain.

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

05 Oct

16:21

La présence d'une couronne échogène entourant une masse est associée à une tumeur maligne invasive et correspond à une évolution du carcinome canalaire in situ vers un cancer invasif d'après l'examen histopathologique postopératoire, selon une étude présentée dans Academic Radiology. Toutefois, elle n'apporte guère d'informations supplémentaires utiles aux radiologues sur le plan diagnostique ou pronostique.

14:16

L'apprentissage machine utilisant des caractéristiques radiomiques des tissus adipeux épicardiques est prometteur pour prédire la fibrillation atriale, mais l'hétérogénéité des études sur le sujet freine encore son adoption en pratique clinique. Étude.

7:31

Les injections de corticostéroïdes guidées par échographie pourraient améliorer les résultats rapportés par les patients et réduire les événements indésirables dans le traitement du syndrome du canal carpien, ce qui soutient leur utilisation préférentielle par rapport aux injections guidées par repère anatomique lorsque l’expertise et les ressources nécessaires sont disponibles. (Etude)
02 Oct

12:09

L’IA en radiologie peut réduire le temps de rendu des examens, notamment en radiographie traumatique et en IRM du genou mais la latence de l’infrastructure reste le principal frein à une utilisation clinique efficace (étude).
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR