Évaluation des pratiques professionnelles

La participation des radiologues aux RCP devrait être optimisée, selon une étude hollandaise

Sur la base du relevé d’activité de six de leurs confrères, des chercheurs de l’hôpital universitaire de Groningen, aux Pays-Bas, jugent « basse » l’efficacité de la participation des radiologues aux réunions de concertation pluridisciplinaires. Selon eux, les RCP devraient être mieux organisées alors que la charge de travail s’accroît en imagerie.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 09/04/24 à 7:00, mise à jour le 09/04/24 à 12:01 Lecture 3 min.

Les chercheurs affirment ne pas douter de la pertinence de la participation des radiologues aux RCP mais estiment qu’elle devrait être optimisée, en particulier alors que les cas de burnout se multiplient (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Les radiologues passent trop de temps en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) par rapport à ce qu’apporte leur participation à la prise en charge des patients. C’est le constat que dressent les membres du département de radiologie, médecine nucléaire et imagerie moléculaire de l’hôpital universitaire de l’université de Groningen, au Pays-Bas, dans un article publié en mars dans European Radiology [1].

Des relevés pour six radiologues pendant deux ans

Pour parvenir à cette conclusion, Ömer Kasalak et ses confrères ont relevé pendant deux ans le temps que six radiologues de leur service consacraient aux RCP, et le nombre de cas pour lesquels leur contribution avait changé la prise en charge du patient. « La charge de travail des radiologues s’est accrue de façon considérable ces dernières décennies […] et devrait encore augmenter dans un futur proche. Il faut donc évaluer, parmi leurs activités, celles qui bénéficient le plus aux patients et celles qui sont moins pertinente

Il vous reste 80% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Kasalak Ö., Vister J., Zorgdrager M. et al, « What is the added value of specialist radiology review of multidisciplinary team meeting cases in a tertiary care center ? », European Radiology, mars 2024. DOI : 10.1007/s00330-024-10680-0
  2. Balasubramaniam R., Drinkwater K., Howlett D. C., « A national audit of radiology practice in cancer multidisciplinary team meetings », Clinical Radiology, août 2020, vol. 75, n° 8. 640.e17-640.e27. DOI : 10.1016/j.crad.2020.03.031

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

24 Avr

17:31

Une étude publiée dans Scientific Reports a évalué la capacité de GPT-4o à standardiser les recommandations de suivi à partir de comptes rendus de radiologie, en les comparant à celles de radiologues humains sur 100 cas cliniques. Les résultats montrent que GPT-4o atteint une qualité globale comparable à un radiologue expérimenté et supérieure à un interne.

7:30

En 2024, les radiologues n’ont reçu que 0,76 % des financements de recherche de la part de l’industrie (90,4 millions de dollars), avec une forte concentration sur une minorité d’entre eux. La part de la radiologie dans le financement total a diminué entre 2019 et 2024 (de 1,34 % à 1,06 %), suggérant un soutien limité et en déclin (étude).
23 Avr

15:00

Les nouvelles recommandations du National Comprehensive Cancer Network® préconisent une évaluation des risques basée sur l'IA et d'utiliser des mammographies pour prédire le risque de cancer du sein à 5 ans chez une femme. L'un des changements les plus importants est d'étendre le dépistage des risques par mammographie à partir de 35 ans. (source)

12:57

Une étude signale que depuis le Covid-19 des retards de diagnostic après une mammographie de dépistage revenue anormale s'aggravant chaque année. Certains sous-groupes de femmes, comme celles au chômage ou âgées de 50 à 59 ans, présentent un risque accru de suivi retardé et persistant.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR