Intelligence artificielle

La radiologie et l’IA, la grande enquête de la SFR

La société française de radiologie (SFR) a publié en début d'année un questionnaire national sur l'usage de l'IA en radiologie. L'objectif est de présenter les résultats lors du congrès européen de radiologie (ECR) en mars 2026, comme nous le confie Guillaume Herpe, radiologue à Poitiers (86).

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Le 28/01/26 à 7:00, mise à jour le 28/01/26 à 17:12 Lecture 3 min.

Nous souhaitons y montrer que la France est un acteur majeur de l’IA en radiologie, mais aussi qu’elle est probablement encore insuffisamment représentée dans ces instances sur les sujets d’IA. © Carla Ferrand

Docteur Imago / Pourquoi lancer aujourd’hui une enquête nationale sur l’IA en radiologie ?

Guillaume Herpe / L’objectif principal est de montrer que la radiologie française est le principal acteur de l’intelligence artificielle en santé en France. C’est la première spécialité utilisatrice d’IA, très largement devant les autres : près de 95 % des applications médicales d’IA concernent la radiologie. Ce sont essentiellement des applications de radiologie, et c’est aussi la spécialité qui investit le plus, qui utilise le plus ces outils et qui dispose du plus haut niveau d’expertise. Pourtant, malgré cela, la radiologie reste sous-représentée dans les espaces de réflexion, de formation et de décision autour de l’IA.

D. I. / Quels sont les objectifs concrets de cette enquête ?

G. H. / Tout d'abord, c'est d'établir une cartographie des usages de l’IA en radiologie : quels outils sont utilisés, dans quels contextes, par qui, et pour quels types d’examens. Ensuite, mieux comprendre la perception

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Auteurs

Marjolaine Margue

Journaliste spécialisée BOM Presse

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03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
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