Surspécialité

La radiopédiatrie en quête d’une nouvelle jeunesse

La radiopédiatrie souffre depuis plusieurs années d'une pénurie critique de médecins, entraînant un cercle vicieux qui plombe son image auprès des jeunes. Sous-valorisée, méconnue, souffrant de nombreuses idées reçues, elle ne manque pourtant pas d'arguments pour convaincre la relève.

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Le 28/01/22 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:12 Lecture 7 min.

42 % des centres ont des postes de praticiens vacants, selon un sondage de la SFIPP. Ce manque d’effectif se répercute sur les vocations des futurs radiologues. © C. F.

Les enfants seraient-ils les parents pauvres de l’imagerie médicale ? Dans une tribune publiée le 28 novembre dans Le Monde, des représentants de la radiologie et de la radiopédiatrie alertaient le grand public sur la situation désespérée d’une surspécialité « menacée de disparaître ». « Nous cumulons les difficultés de la radiologie et de la pédiatrie, avec en toile de fond la crise de l’hôpital, se désole Catherine Adamsbaum, cheffe du service de radiopédiatrie de l’hôpital Bicêtre – AP-HP. Si rien ne change, les jeunes ne s’engageront plus dans la spécialité. » À Bicêtre, le service de radiopédiatrie compte une quinzaine de médecins, dont 5 temps pleins, et 8 internes. « Dans l’idéal, il nous faudrait au moins un senior par poste, soit 6 ou 7 par jour », indique Catherine Adamsbaum. Dans le service, l’accent est mis sur le bien-être et le jeu. L'écran de la salle d'attente diffuse des dessins animés et les consoles d'IRM résonnent des mélodies de Disney. « C’est important que l’équi

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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