Base de données

La SFR promeut le recueil de scanners thoraciques pour la recherche

Collecter les scanners thoraciques dans une base de données pilotée par DRIM France IA pour aider la recherche : tel est le but de l'initiative FIDAC, annoncée le 2 avril 2020 par la Société française de radiologie.

Le 06/04/20 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:15 Lecture 1 min.

La SFR appelle les établissements volontaires à transmettre les scanners sans injection coupe millimétrique en axiale transverse après en avoir informé les patients. D.R. - Photo d'illustration

Une deuxième initiative de la Société française de radiologie a vu le jour le 2 avril 2020 en vue du recueil de données liées à l’épidémie de COVID-19. Après le recueil du nombre d’examens radiographiques et scanographiques, la SFR met en place une collecte d’images de scanners thoraciques de cas suspects ou confirmés de COVID-19. Elle s’appuie sur DRIM France IA, la contribution du CERF, un partenariat avec NEHS Digital et sur les établissements volontaires pour y participer. Et s’appelle FIDAC, acronyme de l’anglais « French Imaging Database Against Coronavirus » (Base de données d’imagerie française contre le coronavirus).

Biomarqueurs diagnostiques

« Collecter les images d’un grand nombre de scanners nous permettra d’avoir une connaissance précise de la sémiologie diagnostique et de déterminer des biomarqueurs pronostiques », indique Jean-François Meder, président de la SFR, dans un communiqué. L’idée est de pouvoir fournir à des chercheurs des données contenant notamment des biomarqueurs diagnostiques, pronostiques ou des formes particulières de la maladie. Les équipes pourraient alors réaliser des analyses, corréler ces données aux autres informations, telles que les résultats biologiques (PCR, sérologie).

Scanners sans injection en axiale transverse

La SFR appelle donc les établissements volontaires à transmettre les scanners sans injection coupe millimétrique en axiale transverse après en avoir informé les patients. Ils pourront le faire en téléversant les images via un portail centralité sur le web (il convient alors d’envoyer une demande à l’adresse e-mail suivante : info.digital@groupenehs.com) ou par un réseau de serveurs « déjà en place dans une grande partie des établissements français (lié à un marché obtenu en biomédecine) ». Plusieurs outils sont à disposition :

Recherche clinique

La SFR précise que des programmes hospitaliers de recherche clinique nationaux ou régionaux en cours de constitution pourraient bénéficier de ce dispositif de collecte de données qui seraient alors anonymisées dans le respect des obligations réglementaires, mais aussi de bases nationales plus médicales et thérapeutiques.

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR