C’est une contamination dont on commence tout juste à découvrir l’ampleur. Los Angeles, Pékin, Rio de Janeiro, Berlin, Paris… La quasi-totalité des eaux du robinet des grandes métropoles mondiales sont contaminées par du gadolinium issu de l’activité médicale, d’après les résultats d’une étude dirigée par Jean-Alix Barrat, géochimiste à l’université de Bretagne occidentale, à Brest, et publiée début 2026 dans la revue Chemosphère [1].
Des molécules ignorées par les stations d’épuration
L’utilisation des agents de contraste à base de gadolinium pour les examens d’IRM augmente de façon exponentielle depuis les années quatre-vingt-dix, rappellent les chercheurs brestois. Ces substances sont excrétées par les patients dans les heures qui suivent l’injection, principalement par les urines. Or, ces molécules ne sont pas traitées par les stations d’épuration, et sont déversées dans les rivières pour finir dans la mer. Plusieurs études ont repéré des traces de gadolinium dans les eaux de surface

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