Pénurie de personnel

Le manque de manipulateurs perturbe toute la chaîne de l’imagerie

La pénurie de manipulateurs radio dans les structures d'imagerie affecte les radiologues, contraints pour certains de fermer des vacations ou des cabinets entiers. L'objectif pour eux est notamment d'attirer et conserver les manipulateurs dans les centres, afin de garantir une bonne prise en charge des patients.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/05/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 14:10 Lecture 5 min.

Le manque de manipulateurs oblige à limiter le nombre de vacations (photo d'illustration). © C. F.

Les manipulateurs d’électroradiologie médicale deviennent une denrée rare. Selon le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) 2020 de février 2021, qui a recensé 27 500 professionnels en exercice en 2019, le taux de vacance de postes est de 6 % en Île-de-France. Cette situation a des conséquences sur les services d’imagerie hospitaliers comme sur les cabinets libéraux.

Fermeture des vacations

La pénurie de manipulateurs pousse ainsi les établissements à diminuer leur activité. « Dans les cabinets de radiologie le manque de manipulateurs oblige à limiter le nombre de vacations, c’est-à-dire le nombre de patients que nous pouvons traiter dans une journée », affirme Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR). Un constat que partage Laurence Rocher, radiologue et cheffe de service à l’hôpital Antoine-Béclère - Assistance publique-Hôpitaux de Paris. « Dans le service, nous sommes à moins 6 manips. Ce qui veut dire que les rad

Il vous reste 86% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Commenter cet article
  1. Jean-Baptiste Pialat« 70 % des manips en France sont à l’hôpital alors que ce dernier ne réalise que 30 % de l’activité radiologique. Cela veut peut-être dire qu’il y a un problème organisationnel à l’hôpital » Effectivement, mais cela m'apparait un peu réducteur lorsque l'on voit le profil de patient, le type d'activité et les leviers de motivations qui sont bien différents également.
    Il y a 4 ans

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

05 Mar

15:43

Une étude publiée dans Academic Radiology utilisant un suivi oculaire des radiologues lors de l’interprétation de scanners hépatiques, montre que la technique du « drilling » (fixation du regard sur une zone avec défilement rapide des coupes) est associée à une meilleure sensibilité pour détecter les métastases hépatiques que le « scanning ». Une durée d’interprétation plus longue est également liée à une sensibilité plus élevée, contrairement à la vitesse de défilement des images.

13:56

Une étude parue dans Academic Radiology montre que l’IRM hépatique à 5,0 T avec une demi-dose d’acide gadoxétique offre une qualité d’image supérieure ou équivalente à l’IRM à 3,0 T tout en permettant une réduction de 25 % du temps d’acquisition et en atténuant les artefacts de mouvement.

7:33

Une méta-analyse publiée dans Emergency Radiology évaluant 5 790 radiographies montre que l’intelligence artificielle détecte les épanchements du coude avec une sensibilité de 92,7 % et une spécificité de 97,8 %, des performances comparables à celles des médecins sans différence significative entre les deux groupes.
04 Mar

16:25

Une étude publiée dans Lancet Oncology alerte que le nombre de cas de cancer du sein pourrait atteindre les 3,5 millions d'ici 2050. (Etude)  
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR