Temps de travail

Le radiologue ferait plus d’erreurs au bout de 10 heures

Une étude américaine établit une corrélation entre le nombre d’erreurs d’interprétation et la durée des gardes des radiologues. Le pic d’erreur surviendrait après 10 heures de travail.

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Le 15/12/17 à 16:00, mise à jour hier à 14:17 Lecture 1 min.

D'après une étude publiée dans Radiology, les gardes au cours desquelles les erreurs de produisent sont « significativement » plus longues et plus chargées en examens et interprétations. D. R.

Travailler plus pour… se tromper plus. D’après une étude américaine parue dans Radiology [1], le taux d’erreurs d’interprétation commises par les radiologues serait plus important après de nombreuses heures de garde.

Près de 3 millions d’images analysées

Tarek N. Hanna et ses confrères et consœurs du service des urgences radiologiques de l’hôpital universitaire Emory, à Atlanta (Georgie), et du cabinet Virtual Radiology, à Eden Prairie (Minnesota) ont travaillé sur une base de données de 2 922 377 images produites par un cabinet de téléradiologie. Dans ce corpus, ils ont recherché les discordances majeures, soit les différences entre les comptes rendus initiaux et les réexamens rétrospectifs des clichés. Des identifiants anonymes leur ont ensuite permis de relier ces discordances aux emplois du temps des radiologues.

Une erreur se produit en moyenne après 8,97 heures de garde

Au total, ils ont repéré des discordances majeures sur 4 294 examens, soit 0,15 %. D’après leurs analyses, les gard

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. N. Hanna Tarek, Lamoureux Christine et coll., « Effect of Shift, Schedule, and Volume on Interpretive Accuracy : A Retrospective Analysis of 2.9 million Radiologic Examinations », Radiology, 20 novembre 2017, publication en ligne anticipée. DOI : 10.1148/radiol.2017170555.
  2. Waite Stephe, Kolla Srinivas et coll., « Tired in the Reading Room : The influence of Fatigue in Radiology », Journal of Amrican College of Radiology, février 2017, vol. 14, n° 2, p. 191-197. DOI : 10.1016/j.jacr.2016.10.009.
  3. Brady Adrian, Ó Laoide Risteárd et coll., « Discrepancy and Error in Radiology : Concepts, Causes and COnsequences », Ulster Med J., 2012, vol. 81, n° 1, p. 3-9. http://www.ums.ac.uk/umj081/081(1)003.pdf. Site consulté le 14 décembre 2017.

Discussion

3 commentaires

Commenter cet article
  1. Marc KrutzMais ils sont tellement attirés par l argent qu ils s en fichent,ils ont les assurances pour les protéger
    Il y a 9 ans

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