Rapport de l'Institut national du cancer

Le taux de mortalité par cancer poursuit sa baisse en France

Selon le dernier état des lieux de l'INCa, le taux de mortalité par cancer continue de diminuer en France. L'institut rapporte également de fortes disparités géographiques en matière de participation au dépistage organisé du cancer du sein.

Le 02/08/17 à 7:00, mise à jour hier à 15:23 Lecture 2 min.

Pour le programme national de dépistage organisé du cancer du sein, l’Inca rapporte un taux de participation de 51,5% en 2015, « soit plus de 2,5 millions de femmes ». © Isabelle Raynaud

Le cancer tue de moins en moins en France, selon le dernier rapport de l’Institut national du cancer (INCA). Le taux de mortalité par cancer « diminue régulièrement depuis 1980 tant chez l’homme que chez la femme », indique le document. Ses auteurs précisent que ce taux « est toujours plus élevé chez l’homme que chez la femme, mais diminue plus rapidement chez l’homme ».

La participation au dépistage du cancer du sein stagne

Le rapport consacre un chapitre au cancer du sein. Son incidence augmente mais sa mortalité diminue. Concernant le programme national de dépistage organisé, l’INCa relève un taux de participation de 51,5 % en 2015, « soit plus de 2,5 millions de femmes ». Un chiffre qui stagne depuis 2008. En 2015, précise le rapport, 54 000 nouveaux cas de cancers du sein ont été estimés. Près de 28 % l’ont été chez des patientes de la tranche d’âge concernée par le dépistage organisé.

De fortes disparités régionales

Ce taux de participation global masque de grandes disparités régionales et départementales. L’écart est ainsi important entre une participation maximale en Indre-et-Loire (63,7 %) et minimale en Guyane (25,3 %). À l’échelle régionale, la Corse, l’Île-de-France et la région PACA affichent « des taux proches ou inférieurs à 40 % ».

Les mammographes à capteurs plans dominent

En 2014, « 27 % des mammographies étaient réalisées sur des systèmes CR (appareils numériques à plaques, NDLR), et 68 % sur des appareils DR (systèmes numériques à capteurs plans) ». L’INCa note qu’en 2013, le taux de détection des cancers à partir des appareils DR « était significativement plus élevé qu’à partir des systèmes numériques CR (7,7 ‰ vs 7,1 ‰) et qu’à partir des systèmes analogiques (6,4 ‰) ».

Le dépistage du cancer du poumon pas encore au point

L’INCa a aussi évalué la pertinence du dépistage du cancer bronchopulmonaire par scanner thoracique à faible dose de rayons X. En 2016, estime-t-il, « les conditions de qualité, d’efficacité et de sécurité nécessaires à la réalisation de ce dépistage ne semblent pas réunies ». Selon le rapport, des recherches complémentaires « sont nécessaires pour définir la population la plus à risque et les conséquences de l’exposition répétée à des faibles doses de rayons X ».

Focus sur les risques professionnels

Le rapport évoque par ailleurs la question de l’exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants. Les radiations sont reconnues comme des facteurs de risque de cancer. Le fait est prouvé pour dix cancers : poumon, vessie, leucémie, cavité nasale, sein, côlon-rectum, estomac, os, thyroïde et cerveau.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

30 Avr

16:47

Les radiologues thoraciques seraient plus performants dans la rédaction de comptes rendus radiologiques lorsqu’ils sont assistés par un outil d’assistance collaborative basé sur l’IA (étude)

13:38

Un simple email de « joyeux anniversaire » envoyé aux membres du personnel permettrait de réduire l’isolement social (étude).

7:16

Une étude de l'AIEA sur 101 pays démontre que les doses administrées pour l'imagerie des maladies coronariennes varient fortement entre les modalités et entre les zones géographiques. Les patients des pays à faibles et moyens revenus sont les plus affectés.
29 Avr

15:48

Le scanner a joué un rôle central à la fois dans le diagnostic d’un fécalome et dans le suivi de la réponse d’un patient à un lavement au Coca-Cola classique pour le dissoudre, selon une étude de cas publiée dans Cureus.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR