Colloque au Collège de France

« Les algorithmes sont capables d’erreurs grossières »

Un colloque du Collège de France s’est intéressé aux perspectives du développement de l’intelligence artificielle en imagerie médicale. Pour le radiologue Francis Besse, l’IA va favoriser le développement de la spécialité, à condition de ne pas surestimer ses capacités.

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Le 24/05/18 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 14:25 Lecture 1 min.

« Évitons de surestimer les capacités et l'objectivité des outils d'intelligence artificielle et de l'utiliser comme amplificateur de nos préjugés et de nos erreurs », recommande Francis Besse. © C. F.

« Pourquoi les radiologues espèrent et redoutent à la fois l'arrivée de l'IA ? » Le colloque organisé le 2 mai au Collège de France sur le thème de l’intelligence artificielle en imagerie médicale ne pouvait pas esquiver la question. Au pupitre, Francis Besse, radiologue au centre cardiologique du Nord (Saint-Denis), a d’abord rappelé que l’imagerie est un environnement favorable à l’IA. « La radiologie brasse de grandes bases de données et les radiologues ont une appétence pour l’informatique et la technologie », explique-t-il.

Enthousiasme et déconvenues

Pour Francis Besse, si l’IA ouvre bien des perspectives dans le domaine de la santé, elle a, pour l’instant, généré davantage de « buzz » que d’avancées concrètes. « D’après un cabinet américain, nous sommes au pic de l’enthousiasme, constate-t-il. Bientôt, il y aura des déconvenues et cet engouement va retomber. Cela va prendre du temps avant d’arriver à un plateau d’exploitation réelle de ces techniques. »

Une imagerie plus performant

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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