Témoignage

Manip française en Allemagne : le choc des cultures

Manipulatrice radio française, Tiffany Seyve a fait le choix d’exercer en Allemagne. Outre-Rhin, où les manipulateurs radio sont des professionnels très convoités, le rythme de travail, la réglementation, et l'approche des soins sont très différents.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 04/07/17 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:16 Lecture 4 min.

En Allemagne, tout le monde peut faire des IRM sans formation spéciale. Comme il n'y a pas de rayons X, il n'y a pas de danger, estiment les autorités (photo d'illustration). © Virginie Facquet

Depuis quatre ans, Tiffany Seyve travaille à l’hôpital de Lörrach, ville allemande de 50 000 habitants, au carrefour entre la France et la Suisse. Chaque jour, cette manipulatrice diplômée à Besançon constate les différences de pratiques et de culture entre deux pays pourtant voisins. D'abord au niveau de l'organisation. « On sent moins le poids de la hiérarchie et de l’administration en Allemagne », assure-t-elle. Ensuite au niveau de la charge de travail : sa semaine dure 50 heures, sans RTT. « Mais comme on travaille plus, on est payé plus ». Le rythme de l’activité dépend de la modalité. Modéré à l’IRM, « 10 à 12 patients par jour », il est intense au scanner. « Nous recevons 40 à 50 patients par jour car nous sommes le seul scanner de garde dans la région. » Pour ce qui est de l’échographie, la question ne se pose pas. « Les examens d’échographie sont répartis par spécialité. Les radiologues n’en font donc quasiment jamais et les manipulateurs pas du tout. D’ailleurs ce n’est même

Il vous reste 84% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

13 commentaires

Commenter cet article
  1. Paul MchlUn article qui semble intéressant mais dommage qu'on ne puisse pas avoir accès à tout :/
    Il y a 9 ans

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

06 Oct

16:30

À l'occasion de la campagne Octobre Rose, la FNMR rappelle le rôle de la radiologie libérale dans le dépistage du cancer du sein et les bénéfices de ce dispositif. « Un cancer du sein détecté au stade I coûte près de neuf fois moins cher qu’au stade IV. Défendre le dépistage à la française, c’est soigner mieux et dépenser moins », déclare Éric Chavigny, président de la FNMR.

11:30

L'utilisation de salles hybrides d'angiographie incorporant l'angioscanner biphasique a réduit la dose de manière significative par rapport au scanner cone beam monophasique lors de procédures d'embolisation et de radio-embolisation du foie, dans le cadre d'une étude rétrospective. « Toutefois, la dose effective totale n'est plus restée significative après correction des incertitudes », indiquent les chercheurs.

7:30

Prenuvo lance le Prenuvo Research Network, un réseau qui réunira ses propres outils d’IA, des équipes internes de recherche et développement, des scientifiques et des institutions académiques. L'objectif est de « construire la base de preuves pour une médecine proactive et préventive ».
05 Oct

16:21

La présence d'une couronne échogène entourant une masse est associée à une tumeur maligne invasive et correspond à une évolution du carcinome canalaire in situ vers un cancer invasif d'après l'examen histopathologique postopératoire, selon une étude présentée dans Academic Radiology. Toutefois, elle n'apporte guère d'informations supplémentaires utiles aux radiologues sur le plan diagnostique ou pronostique.
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR