Déontologie

Un savoir-faire et une éthique en mouvement

La crise de la Covid-19, les nouvelles pratiques telles que la radiologie interventionnelle, et les technologies modernes comme l’IA posent des questionnements éthiques aux radiologues. Une session des JFR 2021 a détaillé ces enjeux.

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Le 02/11/21 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:12 Lecture 2 min.

« Pendant la crise de la Covid-19, cela m’est arrivé d’appeler des patients pour leur annoncer par téléphone des maladies graves, ce qui est à éviter en temps normal », raconte Romain Pommier. © A. C.

La crise sanitaire de la Covid-19 a mis en lumière plusieurs situations qui questionnent l’éthique des radiologues. Aux Journées francophones de radiologie 2021, Romain Pommier, radiologue à l’hôpital privé d’Antony (92), a invité les congressistes à réfléchir à cette notion et aux différents contextes où elle intervient. « Nous intervenons à un moment très précis, très fugace. Nous interprétons les images, pour aboutir ou non à un diagnostic. Nous nous devons de communiquer ce diagnostic aux patients », entame-t-il.

La question de l’annonce

Or, la pandémie de Covid-19 a modifié la manière de communiquer des radiologues. Les patients repartaient directement après leurs examens, sans les rencontrer. « Cela m’est arrivé d’appeler des patients pour leur annoncer par téléphone des maladies graves, ce qui est à éviter en temps normal », raconte Romain Pommier. Une telle situation pose une question d’éthique : « Faut-il annoncer un cancer le vendredi soir ou le samedi matin, alors que le patie

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Albane Cousin

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