Piratage du CHSF

Une épreuve qui n’en finit pas pour l’imagerie de l’hôpital sud francilien

Dans la nuit du samedi au dimanche 21 août 2022, le Centre hospitalier sud francilien (CHSF), à Corbeil-Essonnes, était victime d'une attaque au rançongiciel. Après plus de six mois d’une laborieuse reprise d’activité, le service d’imagerie panse encore ses plaies mais veut rester positif.

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Le 04/04/23 à 7:00, mise à jour hier à 15:08 Lecture 6 min.

La reconstruction complète du système informatique du CHSF devrait prendre environ 15 mois, rapporte Frédérique Amrar-Vennier, cheffe du service d'imagerie médicale de l'hôpital (photo d'illustration). © CHSF

Vers 1 heure du matin, le dimanche 21 août 2022, le personnel du Centre hospitalier sud francilien (CHSF), à Corbeil-Essonnes (91), informe l’astreinte informatique de l’impossibilité d'accéder aux systèmes d'information de l'hôpital. À 5 heures, le diagnostic tombe : il s'agit d'une cyberattaque par rançongiciel. Plus de 6 mois après ce piratage coordonné par Lockbit, un groupe de pirates russes, Frédérique Amrar-Vennier, cheffe du service d'imagerie médicale du CHSF, et Jean-Damien Bras, cadre de santé, témoignent des difficultés rencontrées depuis par le service pour reprendre l'activité.

« Nous n'avions plus accès à aucun logiciel métier »

Les premiers jours sont parmi les plus éprouvants. Paralysé, le service est contraint au sous-régime, et passe de 350 à 40 patients par jour grâce à la réorientation massive des urgences vers les hôpitaux voisins, et des soins programmés vers les radiologues du secteur. « Nous n'avions plus accès à aucun logiciel métier ; il n'y avait donc plus la

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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Discussion

Commenter cet article
  1. ALAIN PORTALExpérience malheureusement très utile et instructive pour autrui.
    Il y a 3 ans

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