Modèle économique

La financiarisation, mirage ou opportunité ?

Depuis quelques années, le paysage de l’imagerie médicale voit débarquer de nouveaux acteurs en la personne des financiers. Au sein de la communauté radiologique, les avis sont très tranchés : certains y voient un moyen de développer leur structure et leurs projets, tandis que d’autres redoutent les conséquences néfastes de la financiarisation et souhaitent garder une totale indépendance.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 14/05/21 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 14:12 Lecture 7 min.

Les financiers investissent le monde de l'imagerie médicale avec comme argument phare l'accompagnement du développement des structures (photo d'illustration). D. R.

Après la biologie médicale, les financiers investissent désormais le monde de la radiologie. Des structures d’imagerie ont déjà sauté le pas et fait entrer des investisseurs extérieurs dans leur organisation. C’est le cas du groupe Excellence Imagerie, qui a scellé une alliance avec le fonds UI Investissement. Pour Patrick Toubiana, radiologue au centre CSE Beaurepaire, à Paris, et directeur général d’Excellence Imagerie, ce partenariat ne manque pas d’avantages : « Il nous permet d’avoir des moyens que nous n’aurions pas eus seuls, au niveau financier mais pas seulement. Par exemple, pendant la première vague de Covid, nous avons pu profiter de conseils économiques et fiscaux que nous n’aurions pas pu trouver nous-mêmes. »

« Nous gérons notre cabinet nous-mêmes »

UI Investissement est propriétaire majoritaire du plateau technique d’Excellence Imagerie, mais l’organisation médicale reste aux mains des radiologues, assure Patrick Toubiana : « Nous restons propriétaires de notre société d’

Il vous reste 89% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Commenter cet article
  1. Verzaux LaurentPour compléter mon propos: Comme alternative au modèle des financiers, je propose une transition générationnelle équilibrée qui accommoderait à la fois les radiologues sur le départ et ceux qui entrent dans la structure : La génération de radiologues qui va partir a créé une valeur patrimoniale de l’outil industriel. La valorisation n’est pas celle d’il y a dix ans. Elle est plus élevée mais elle doit rester accessible aux jeunes générations. De leur côté, les jeunes doivent comprendre que l’outil qui leur est proposé est plus performant et plus structuré qu’il y a dix ans. Ils seront accompagnés par les banques pour garder la maîtrise de cet outil de travail et ils doivent être conscients que cette valeur patrimoniale va encore augmenter. Ceux qui résisteront à la financiarisation de la profession auront une valeur patrimoniale de leur outil bien plus importante que la génération qui sort. Il faut voir sur le long terme.
    Il y a 5 ans

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

29 Jan

16:21

Alain Luciani, PU-PH au GHU Henri-Mondor (94) a été élu futur président de la Société française de radiologie (SFR) pour le mandat 2027 - 2031 ce 29 janvier, annonce la SFR.

15:25

Une étude publiée dans JACR compare l’utilisation des examens d’imagerie chez des enfants en consultation externe dans les hôpitaux pédiatriques et non pédiatriques à partir de données Medicaid 2019. Elle montre que les hôpitaux non pédiatriques utilisent plus fréquemment les examens exposant aux radiations ionisantes, tels que les radiographies et scanners, tandis que les hôpitaux pédiatriques privilégient davantage l’échographie et l’IRM.  

13:18

Une étude publiée dans Emergency Radiology rapporte un cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne avec anévrismes multiples, dans lequel l’imagerie conventionnelle ne permettait pas d’identifier l’anévrisme rompu. L’IRM de la paroi vasculaire a mis en évidence un rehaussement focal de l’anévrisme du sommet basilaire, permettant un traitement endovasculaire ciblé et soulignant l’intérêt de cette technique dans les situations diagnostiques complexes.  

7:17

Une étude prospective compare l’efficacité de l’échographie mammaire automatisée (ABUS) et de l’échographie manuelle (HHUS) en seconde intention pour détecter des lésions identifiées en IRM mammaire. Bien que la HHUS détecte significativement plus de lésions, les deux techniques présentent une sensibilité similaire, l’ABUS ayant une valeur prédictive positive plus élevées. Ces résultats démontrent que les deux méthodes sont complémentaires et ont le potentiel d’augmenter le taux de détection des lésions lorsqu’elles sont utilisées conjointement.    
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR