Accidents vasculaires cérébraux

Le scanner seul serait suffisant pour confirmer un AVC ischémique aigu

Alors que le recours à l’IRM en plus du scanner a augmenté pour les patients victimes d’AVC ischémique aigu, une étude publiée dans la revue JAMA révèle que l’utilisation du seul scanner ne serait pas moins efficace dans la stratégie d’imagerie diagnostique.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 04/10/22 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:10 Lecture 1 min.

48 % des 123 patients qui avaient passé une IRM supplémentaire sont décédés ou sont devenus dépendants contre 42,3 % de ceux qui n’avaient passé qu’un scanner (photo d'illustration). By Hellerhoff (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

D’après une étude présentée dans la revue JAMA [1], le taux de recours à l’IRM pour la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) aigus ischémiques aux États-Unis serait passé de 28 à 66 % entre 1999 et 2008. Dans plus de 90 % des cas, cette IRM aurait été réalisée en plus d’un scanner. Or, pointent les chercheurs, « il existe peu de données pour évaluer l’association entre l’utilisation de l’IRM et les résultats cliniques pour les patients ».

246 patients victimes d’AVC ischémique aigu

Afin de prévenir un recours inutile à l’imagerie médicale, « cause majeure de gaspillage évitable dans le système de santé américain », les auteurs de l’étude ont évalué les apports de l’IRM au sein d’une cohorte rétrospective de 246 patients. Victimes d’AVC ischémique aigu, les sujets avaient tous été hospitalisés au Comprehensive Stroke Center des hôpitaux de l’université de Caroline du Nord entre janvier 2015 et décembre 2017.

Le nombre de décès et le degré de dépendance analysés

Les cherc

Il vous reste 59% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Frade H. C., Wilson S. E., Beckwith A. et coll., « Comparision of outcomes of ischemic stroke initially imaged with cranail computed tomographu alone versus computed tomography plus magnetic resonance imaging », JAMA Network Open, 2022, vol. 5, n° 7 : e2219416. DOI : https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2022.19416

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR