Politique de santé

Aux États-Unis, les franchises élevées nuisent au dépistage du cancer du sein

21 % des participantes à un sondage conduit à l’université de Boston, aux États-Unis, déclarent qu’elles se soustrairaient à un examen d’imagerie de suivi de dépistage du cancer du sein si elles avaient une franchise à payer. Les auteurs de cette enquête appellent les autorités à lever les barrières financières de l’accès aux soins.

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Le 29/11/22 à 16:00, mise à jour hier à 15:10 Lecture 1 min.

Le Affordable Care Act a interdit aux compagnies d’assurances de facturer des restes à charge pour les mammographies de dépistage afin d’encourager l’adhésion, explique Michael Ngo, interne de radiologie au centre médical et à la faculté de médecine Chobanian & Avedisian de Boston, Massachusetts. © François Mallordy

Une femme sur cinq ferait l’impasse sur un examen complémentaire après la découverte d’une anomalie sur une mammographie de dépistage si elle devait payer une franchise d’assurance, selon une étude présentée ce mardi 29 novembre au Congrès de la Société nord-américaine de radiologie (RSNA).

Des primes moins chères et des franchises élevées

Aux États-Unis, les frais de santé et les primes d’assurance ont augmenté ces dernières années et, avec l’avènement du Affordable Care Act, qui impose le remboursement de certains actes essentiels, les polices d’assurance santé à franchise élevée (High-deductible health plans, HSHPs) ont gagné en popularité, en particulier chez les personnes jeunes et en bonne santé, rappelle un communiqué de la RSNA. Ces formules permettent d’économiser sur le montant des primes, en général assez élevé, mais le montant des franchises, au moins 1 400 $ pour un particulier et 2 800 $ pour une famille, peut empêcher les bénéficiaires de solliciter des prises en charge po

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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