État de l'art

Deux revues synthétisent l’état de la recherche radiologique sur la Covid-19

Publiées à une semaine d'intervalle début janvier 2023, deux revues de Radiology résument les résultats produits par la recherche biomédicale sur la Covid-19 en lien avec la radiologie. Signes radiologiques de la maladie, lien avec les symptômes cliniques, caractéristiques de la Covid longue... Ces articles décortiquent la maladie à l'usage des radiologues.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 28/02/23 à 8:30, mise à jour le 11/09/23 à 13:23 Lecture 4 min.

Depuis 2020, la recherche médicale a identifié plusieurs signes radiologiques pronostiques de la Covid-19. D'après des études utilisant la segmentation automatique des vaisseaux pulmonaires, une plus faible proportion du volume sanguin pulmonaire présent dans les vaisseaux de section inférieure à 5 mm² (ici en jaune) est ainsi un mauvais facteur pronostique. © Lee et al | Radiology, RSNA

Depuis l'irruption de la Covid-19, la recherche médicale sur cette maladie a conservé un rythme très soutenu : au 21 février 2023, la bibliothèque numérique mondiale LitCovid signalait 328 962 publications scientifiques sur ce sujet. Parmi celles-ci, au moins 5 338 concernaient la radiologie, à raison de plus de 60 publications par mois depuis avril 2020. Afin d'y voir plus clair dans ce tsunami de résultats, deux revues publiées dans Radiology, l'une le 10 janvier et l'autre le 17 janvier, synthétisent les données pertinentes pour les radiologues en imagerie pulmonaire scanner et conventionnelle, de l'infection par le SARS-CoV-2 jusqu'à la Covid longue [1-2].

Une première phase peu discernable en imagerie

L'infection par le coronavirus commence par la liaison de la protéine Spike du virion à l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2, récepteur très présent en surface des cellules de l'épithélium des muqueuses orales et pulmonaires mais aussi exprimé dans le cœur, les vaisseaux sanguins

Il vous reste 83% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Bibliographie

  1. Jeong, Y. J., Wi, Y. M., Park, H. et coll., « Current and Emerging Knowledge in COVID-19 », Radiology, 10 janvier 2023. DOI : 10.1148/radiol.222462.
  2. Lee, J. H., Koh, J., Jeon, Y. K. et coll., « An Integrated Radiologic-Pathologic Understanding of COVID-19 Pneumonia », Radiology, 17 janvier 2023. DOI : 10.1148/radiol.222600.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

29 Jan

16:21

Alain Luciani, PU-PH au GHU Henri-Mondor (94) a été élu futur président de la Société française de radiologie (SFR) pour le mandat 2027 - 2031 ce 29 janvier, annonce la SFR.

15:25

Une étude publiée dans JACR compare l’utilisation des examens d’imagerie chez des enfants en consultation externe dans les hôpitaux pédiatriques et non pédiatriques à partir de données Medicaid 2019. Elle montre que les hôpitaux non pédiatriques utilisent plus fréquemment les examens exposant aux radiations ionisantes, tels que les radiographies et scanners, tandis que les hôpitaux pédiatriques privilégient davantage l’échographie et l’IRM.  

13:18

Une étude publiée dans Emergency Radiology rapporte un cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne avec anévrismes multiples, dans lequel l’imagerie conventionnelle ne permettait pas d’identifier l’anévrisme rompu. L’IRM de la paroi vasculaire a mis en évidence un rehaussement focal de l’anévrisme du sommet basilaire, permettant un traitement endovasculaire ciblé et soulignant l’intérêt de cette technique dans les situations diagnostiques complexes.  

7:17

Une étude prospective compare l’efficacité de l’échographie mammaire automatisée (ABUS) et de l’échographie manuelle (HHUS) en seconde intention pour détecter des lésions identifiées en IRM mammaire. Bien que la HHUS détecte significativement plus de lésions, les deux techniques présentent une sensibilité similaire, l’ABUS ayant une valeur prédictive positive plus élevées. Ces résultats démontrent que les deux méthodes sont complémentaires et ont le potentiel d’augmenter le taux de détection des lésions lorsqu’elles sont utilisées conjointement.    
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR