Cellules tumorales circulantes

Le dépistage sanguin du cancer du poumon n’a pas (encore) fait ses preuves

Une étude prospective pilotée depuis le CHU de Nice a testé une méthode de dépistage du cancer du poumon par détection de cellules tumorales circulantes dans le sang. Elle a montré une sensibilité inférieure à celle du scanner basse dose.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 08/09/20 à 15:00, mise à jour hier à 15:13 Lecture 3 min.

Les promoteurs du projet AIR postulaient qu'un test sanguin basé sur la technique d’isolation par taille de la cellule tumorale épithéliale (ISET) pourrait compléter voire remplacer le scanner thoracique basse dose aujourd’hui recommandé pour le dépistage du cancer pulmonaire (photo d'illustration). D. R.

Porté par les équipes de Paul Hofman et Charles-Hugo Marquette, respectivement, anatomocytopathologiste et pneumologue au CHU de Nice, le projet AIR a évalué sur 3 ans l’efficacité d’une technique de détection par test sanguin des cellules tumorales circulantes (CTC) pour dépister le cancer du poumon chez les personnes à risque. Cette étude prospective devait confirmer les résultats de précédents travaux, décrits en 2014 dans la revue PlosOne [1], qui avaient détecté des cellules circulantes non hématologiques (CNHC) malignes dans les échantillons sanguins de 5 patients, lesquels avaient ensuite développé un cancer du poumon.

Compléter ou remplacer le scanner basse dose

Les auteurs avaient alors postulé que leur test sanguin, basé sur la technique d’isolation par taille de la cellule tumorale épithéliale (ISET), pourrait compléter voire remplacer le scanner thoracique basse dose aujourd’hui recommandé pour le dépistage du cancer pulmonaire. Le scanner, expliquent-ils dans Lancet Respirat

Il vous reste 80% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Ilie M., Hofman V., Long-Mira E. et coll., « Sentinel » circulating tumor cells allow early diagnosis of lung cancer in patients with chronic obstructive pulmonaty disease », PLoS One, octobre 2014, vol. 9, n° 10 : e111597. DOI : 10.1371/journal.pone.0111597.
  2. Marquette C.-H., Boutros J., Benzaquen J. et coll., « Circulating tumours cells as a potential biomarqueur for cancer screening: a prospective cohort study », Lancet Respiratory Medicine, juillet 2020, vol. 8, n° 7, p. 709-716. DOI : 10.1016/S2213-2600(20)30081-3.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

24 Sep

17:30

Dans une étude présentée dans JACR, les répétitions d'examens IRM cérébrales liées aux mouvements des patients ont généralement permis d'améliorer la qualité de l'image et la fiabilité du diagnostic, tandis que les répétitions des cholangiopancréatographies n'ont apporté qu'un bénéfice limité. « Ces résultats plaident en faveur d'un suivi au niveau des séquences afin d'orienter les stratégies ciblées de réduction des mouvements », concluent les chercheurs.

17:00

À l’occasion d’Octobre Rose, l’hôpital Paris-Saint-Joseph organise le jeudi 8 octobre une journée portes ouvertes, avec des conférences autour du dépistage, la palpation des seins et la psychologie dans le suivi du cancer.
23 Sep

16:05

Dans une revue éducative en accès libre, des radiologues chinois décrivent de manière exhaustive les résultats de l'IRM des tumeurs stromales de l'endomètre (EST) et fournissent un résumé éducatif basé sur l'emplacement de la tumeur, la morphologie et les caractéristiques clés pour améliorer la confiance diagnostique.

13:53

BUS TI-RADS 2.0, une version améliorée du système standardisé d'évaluation par échographie des nodules de la thyroïde BUS TI-RADS, aurait démontré une meilleure stratification du risque, réduisant ainsi les diagnostics manqués de nodules malins et réduisant les taux de biopsie grâce à une sous classification fine des caractéristiques morphologiques du flux sanguin. (Etude).

✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR