Fiche CIRTACI

« Le risque d’insuffisance rénale aiguë après injection de PDC iodé était surévalué »

Dans une fiche parue fin 2020, le CIRTACI a assoupli ses recommandations sur l’utilisation d’agents de contraste iodés chez les patients en insuffisance rénale. Pour Olivier Clément, responsable du groupe de travail, cette révision s’imposait, au vu des données scientifiques parues ces dernières années.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 01/07/21 à 7:00, mise à jour hier à 15:12 Lecture 4 min.

« Les agents non ioniques d’aujourd’hui sont beaucoup mieux tolérés qu'il y a 30 ans », indique Olivier Clément. © Carla Ferrand

Docteur Imago / Pourquoi le Comité interdisciplinaire de recherche et de travail sur les agents de contraste en imagerie (CIRTACI) de la Société française de radiologie (SFR) a-t-il mis à jour sa fiche « rein et produits de contraste » ?

Olivier Clément / La précédente fiche était très ancienne – au moins 10 ans - et les connaissances scientifiques ont évolué. Ce nouveau document reprend en français la plus grande partie des recommandations publiées en 2018 par le comité de sécurité des produits de contraste de la Société européenne d’imagerie urogénitale (ESUR). Elles sont beaucoup plus souples puisqu’elles abaissent à 30 ml/min/1,73 m2 au lieu de 45 le débit de filtration glomérulaire en dessous duquel il est considéré comme risqué pour le rein d’administrer du produit de contraste iodé.

D. I. / Pourquoi avoir abaissé ce seuil ?

O. C. / Le risque d’insuffisance rénale aiguë après injection de PDC iodé était surévalué, basé sur des études anciennes et des principes d’il y a 30 ans. À l’é

Il vous reste 83% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. McDonald R. J., McDonald J. S., Bida J. P. et coll., « Intraveinous contrast material-induced nephropathy: causal or coincident phenomenon? », Radiology, avril 2013, vol. 267, n° 1, p. 106-118. DOI : 10.1148/radiol.12121823.
  2. Davenport M. S., Khalatbari S., Dillman J. R. et coll., « Contrast material-induced nephrotoxicity and intraveinous low-osmolality contrast material », Radiology, avril 2013, vol. 267, n° 1, p. 94-105. DOI : 10.1148/radiol.12121394.
  3. De Laforcade L., Bobot M., Bellin M.-F. et coll., « Recommandations ESUR sur l’utilisation des produits de contraste : enquête de pratique, revue et commentaire par le CJN, le FIRN et la SFNDT », Néphrologie & Thérapeutique, avril 2021, vol. 17, n° 2, p. 80-91. DOI : https://doi.org/10.1016/j.nephro.2020.10.011.
  4. Clément O., Dewachter P., Mouton-Faivre C. et coll., « Immediate hypersensitivity to contrast agents: The french 5-year CIRTACI Study », ECLinical Medicine, juillet 2018, vol. 1, p. 51-61. DOI : 10.1016/j.eclinm.2018.07.002.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

04 Sep

13:30

Dans une étude publiée dans Radiology, le scanner à comptage photoniques (PCCT) a démontré des performances similaires à celles de l’IRM pour la caractérisation des lésions et la détection de lésions supplémentaires du sein, avec de meilleures performances pour l’évaluation des métastases ganglionnaires.

9:40

L'IA est capable de localiser le cœur et de produire automatiquement des images dynamiques de cet organe sur des examens d'IRM du fœtus, conclut une étude parue dans EJR. Ces performances répondent à un obstacle clé à l’adoption clinique de cette modalité.
03 Sep

17:30

L’IA permettrait d’automatiser la localisation du cœur fœtal sur les IRM et la reconstruction des images cardiaques dynamiques. Selon une étude, les images obtenues sont de qualité comparable à celles produites manuellement.

11:29

Des chercheurs auraient développé et validé un modèle radiomique basé sur le coefficient de diffusion apparent (ADC) pour détecter le cancer de la prostate cliniquement significatif (csPCa) chez les patients présentant des lésions PI-RADS 3. Le modèle aurait démontré son efficacité dans la cohorte d’entraînement et des performances modérées lors de la validation externe.

7:28

Une étude démontre qu’un système d’entraînement adaptatif personnalisé basé sur l’IA améliore significativement les performances des lecteurs de mammographie. Tous les participants ont atteint le seuil de performance prédéfini après deux à cinq séances de formation, chacune comprenant entre 35 et 66 cas obtenus sur 1 à 8 mois.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR