Étude lilloise

Le scanner infirme une augmentation de la prévalence de l’élargissement de la protubérance occipitale externe

Une étude utilisant cette modalité a suggéré que l’hypothèse selon laquelle cette prévalence augmenterait dans la population des jeunes adultes et qu’elle pourrait être liée à l’utilisation intensive des smartphones est peu probable.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 08/06/20 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:14 Lecture 1 min.

Méthode de mesure de l’élargissement de la protubérance occipitale externe. A : rendu du volume (VR) du scanner crânien avec une POE de type 3 (flèche) chez un patient de sexe masculin de l'ensemble des données de 2019. B : technique de mesure correspondante du volume de la POE. Cet élargissement était le plus important de tous les examens, avec un volume de 12,16 cm3. CC Jacques T. et coll.

L’étude de 400 scanners du crâne menée par une équipe du CHU de Lille (59) n’a pas permis d’observer d’augmentation significative du nombre d’élargissements de la protubérance occipitale externe (POE) chez les jeunes adultes entre 2011 et 2019. Plusieurs travaux avançaient pourtant l’hypothèse d’une prévalence en hausse, qui aurait pu être causée par l’utilisation des smartphones.

Scanners relus et classés par deux radiologues

Thibault Jacques et ses collègues ont étudié de façon rétrospective des examens réalisés au service de radiologie d’urgence. Après les avoir anonymisés, ils ont inclus les scanners des personnes âgées de 18 à 30 ans en 2011 (205) et en 2019 (240). Ceux-ci ont été relus par deux radiologues musculosquelettiques : un senior et un junior. Ils ont été classés en trois types de POE : type 1 (« type plat »), type 2 (« type crête ») ou type 3 (« type colonne vertébrale »). Les deux derniers étaient considérés comme élargis, et leur volume a ensuite été mesuré manuellement

Il vous reste 62% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Jacques T. et coll., « Enlarged External Occipital Protuberance in young French individuals’ head CT: stability in prevalence, size and type between 2011 and 2019 », Sci Rep, décembre 2020, vol. 10, n° 1, p. 6518. DOI : 10.1038/s41598-020-63554-y.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Avr

16:34

Un centre d’imagerie médicale « de pointe » ouvrira en 2027 à Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), informe ladepeche.fr

14:33

Une revue systématique publiée dans Radiography conclut au fort potentiel de l’utilisation du jumeau numérique en IRM, notamment en cardiologie et en oncologie, malgré des limites dans les domaines de la formation, de la sécurité et de l’intégration opérationnelle.

7:12

Une étude publiée dans Radiography analyse l’utilisation du modèle d’apprentissage profond Att-U-Net pour segmenter les tissus pulmonaires et les tumeurs à partir d’images PET-CT, afin d’améliorer le diagnostic du cancer du poumon. Les résultats montrent de bonnes performances (DSC 0,81 et IoU 0,69), suggérant que ce modèle pourrait renforcer la précision clinique et faciliter la planification des traitements.
16 Avr

15:41

Mount Sinai est le premier au monde à utiliser le système TheraSphere™ Y-90 « Any Day Dosing », un traitement mini-invasif qui délivre directement des radiations aux tumeurs du foie via le sang. Cette innovation permet de traiter les patients plus rapidement et plus souvent dans la semaine, améliorant ainsi l’accès aux soins et réduisant les délais, annonce un communiqué. 

13:16

Une revue systématique et méta-analyse démontre que la mammographie avec contraste (CEM) présente une très forte valeur prédictive négative pour les asymétries non rehaussées, avec un risque de cancer extrêmement faible. En revanche, la présence de rehaussement est fortement associée à la malignité et permet d’améliorer la stratification du risque.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR