Radioprotection

Les pratiques hétérogènes de la protection des gonades

Une session du Congrès européen de radiologie 2021 a évoqué les divergences entre les recommandations nationales en matière de protection des gonades en imagerie et la nécessité d’élaborer des recommandations au niveau communautaire.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/04/21 à 7:00, mise à jour hier à 14:11 Lecture 2 min.

« Au scanner, les protections gonadiques sont aujourd’hui déconseillées, sauf dans certains cas vraiment très précis. Par exemple, pour une femme enceinte subissant un scanner du thorax », décrit Joana Santos (photo d'illustration). © J.-F. Chateil

Au Congrès européen de radiologie 2021, Joana Santos professeur au sein du département d’imagerie médicale et radiothérapie de l’école polytechnique de Coimbra, au Portugal, a fait le point sur l’usage des protections gonadiques lors des examens d’imagerie. « En 2015, l’Eurosafe imaging recommandait d’utiliser les protections gonadiques à poser sur les patients chez l’homme mais pas chez la femme, car elles étaient considérées comme pouvant augmenter la dose aux ovaires », a-t-elle rappelé en préambule.

Nouvelles recommandations

En 2020, l’organisme a mis à jour ces préconisations. « Au scanner, les protections gonadiques sont aujourd’hui déconseillées, sauf dans certains cas vraiment très précis. Par exemple, pour une femme enceinte subissant un scanner du thorax », décrit l’intervenante. Dans le cas des hommes venant pour un scanner abdominal, la recommandation officielle est de protéger les testicules si les artefacts ne gênent pas l’examen. « Dans tous les cas, rappelle Joana Santos,

Il vous reste 66% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Sihem Boultif

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

27 Fév

17:51

Une revue systématique et méta-analyse a évalué la performance de l'IA pour la détection des épanchements du coude en radiographie. Les résultats montrent une sensibilité et une spécificité élevées et comparables entre l’IA et les médecins, sans différence significative.

17:49

Une étude conclut que l'angiomammographie constitue une alternative viable à l’évaluation de l'atteinte du complexe mamelon-aréolaire dans le cancer du sein, en particulier dans les cas de contre-indications à l’IRM.

17:09

Une revue, analysant 10 ans de littérature sur la neuroradiologie en pédiatrie et fœtale sur l’IA, conclu que les collaborations interinstitutionnelles continues peuvent faciliter l’intégration de l’IA dans la neuroradiologie pédiatrique, en complétant les radiologues et en améliorant les soins pédiatriques.
26 Fév

15:23

Une revue narrative analyse l’état actuel de l’intelligence artificielle en neuroradiologie pédiatrique et fœtale, en mettant en évidence ses performances prometteuses en segmentation, détection, classification et pronostic, notamment grâce à l’apprentissage profond. Malgré ces avancées, son adoption clinique demeure limitée en raison de coûts élevés, du manque de grandes bases de données pédiatriques et de défis éthiques et réglementaires, nécessitant des efforts collaboratifs pour favoriser son intégration sécurisée.  
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR