Recherche

L’imagerie par contraste de phase déploie son potentiel en ostéoarticulaire

L'imagerie par contraste de phase (ICP) se positionne comme une technologie pleine de promesses pour améliorer la visualisation des tissus. Elle serait intéressante en particulier pour le diagnostic et le suivi de l'arthrose. Des scientifiques de l'INSERM travaillent à ses futures applications cliniques.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 15/02/22 à 8:00, mise à jour hier à 14:10 Lecture 2 min.

Dans ce cas de chondrocalcinose, l'ICP permettrait de détecter des calcifications plus petites que d'autres modalités d'imagerie. © Rougé-Labriet et coll. / Nature Scientific Report

Des chercheurs de l’INSERM travaillent sur un dispositif d’imagerie par contraste de phase (ICP) pour l’étude des maladies rhumatismales. Ils espèrent ainsi mettre au point une technologie d’imagerie clinique qui améliorerait le diagnostic et le suivi de l’arthrose.

Atténuation, réfraction, diffusion

« L’imagerie par contraste de phase consiste à décomposer les interactions lumière-matière d’un point de vue ondulatoire, explique Emmanuel Brun, chargé de recherche INSERM à Grenoble (38). On va donc mesurer non seulement l’absorption - qui est l’atténuation mesurée de façon classique en clinique - mais aussi la réfraction de la lumière. On va également mesurer la diffusion de la lumière. Grâce à cela, on obtient des informations sur des structures plus petites que la taille du pixel. Avec l’atténuation, la réfraction – ou image de phase – et la diffusion, on aura plusieurs images différentes qui permettront d’optimiser le diagnostic. »

Une membrane granuleuse

Pour leurs travaux, les chercheu

Il vous reste 74% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Rougé-Labriet H., Berujon S., Mathieu H. et coll., « X-ray phase contrast osteo-articular imaging: a pilot study on cadaveric human hands », Scientific Reports, février 2020, vol. 10, n° 1911. DOI : 10.1038/s41598-020-58168-3.
  2. Viermetz M., Gustschin N., Schmid C. et coll., « Dark-field computed tomography reaches the human scale », PNAS, février 2022, vol. 119, n° 8. DOI : 10.1073/pnas.2118799119

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

06 Mar

7:48

L’IA montre des bénéfices pour segmenter avec précision les tumeurs du carcinome squameux oropharyngé (OPSCC) lors de l’IRM sans recourir à des agents de contraste, selon une étude publiée dans Diagnostics.
05 Mar

15:43

Une étude publiée dans Academic Radiology utilisant un suivi oculaire des radiologues lors de l’interprétation de scanners hépatiques, montre que la technique du « drilling » (fixation du regard sur une zone avec défilement rapide des coupes) est associée à une meilleure sensibilité pour détecter les métastases hépatiques que le « scanning ». Une durée d’interprétation plus longue est également liée à une sensibilité plus élevée, contrairement à la vitesse de défilement des images.

13:56

Une étude parue dans Academic Radiology montre que l’IRM hépatique à 5,0 T avec une demi-dose d’acide gadoxétique offre une qualité d’image supérieure ou équivalente à l’IRM à 3,0 T tout en permettant une réduction de 25 % du temps d’acquisition et en atténuant les artefacts de mouvement.

7:33

Une méta-analyse publiée dans Emergency Radiology évaluant 5 790 radiographies montre que l’intelligence artificielle détecte les épanchements du coude avec une sensibilité de 92,7 % et une spécificité de 97,8 %, des performances comparables à celles des médecins sans différence significative entre les deux groupes.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR