Arthrose du genou et de la hanche

L’imagerie pour prévenir les effets indésirables des infiltrations de corticostéroïdes

Une méta-analyse décrite dans Radiology met en avant les risques liés au traitement par infiltration de la douleur liée à l’arthrose du genou et de la hanche. Ses auteurs conseillent aux médecins de lire attentivement les examens d’imagerie pour repérer les patients à risque.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 01/12/19 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:17 Lecture 2 min.

Ostéoarthrose progressive rapide de l’espace articulaire (type 1) chez une femme de 61 ans adressée pour une douleur à la hanche. A. La radiographie antéropostérieure de la hanche gauche montre une réduction de l’espace articulaire (têtes de flèches) et des modifications ostéophytiques fémorales et acétabulaires (flèches) qui correspondent à une ostéoarthrose de stade III de Kellgren-Lawrence. La patiente est adressée pour une injection de stéroïdes sous échographie. B. 4 mois après l’injection, la patiente revient avec une douleur de la hanche aggravée. La radiographie antéropostérieure de la hanche montre une sévère réduction de l’espace articulaire (têtes de flèches) et une croissance des kystes sous-chondraux (flèches). L’IRM coronale avec suppression de graisse obtenue en même temps que B montre une perte totale du cartilage acétabulaire et fémoral (têtes de flèches), avec des modifications kystiques sous-chondrales (flèches noires). S'y ajoutent un épanchement articulaire et une synovite, ainsi qu’un œdème périarticulaire des tissus mous (flèches blanches). La patiente a bénéficié d’une arthroplastie 3 mois plus tard. © Ali Guermazi et coll.

Les infiltrations de corticostéroïdes dans la hanche et le genou pourraient avoir plus d’effets indésirables que prévu chez les patients atteints d’arthrose, et les médecins, en particulier les radiologues, doivent connaître les marqueurs radiologiques et physiques qui peuvent indiquer un risque accru, conclut un article paru en octobre dans Radiology [1].

Les études manquent

Ses auteurs, dirigés par Ali Guermazi, professeur à la faculté de médecine de l’université de Boston (États-Unis), ont épluché les études qui traitent des complications survenues après des infiltrations. « L’infiltration de corticostéroïdes est un traitement fréquent contre la douleur et les gonflements associés à l’arthrose du genou et de la hanche. Cependant, nous manquons d’études prospectives et rétrospectives de grande ampleur pour évaluer les bénéfices et les risques de cette procédure », écrivent-ils.

Fractures, nécrose, destruction des articulations…

Au fil de leurs lectures, ils ont identifié quatre effets in

Il vous reste 63% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Kompel A. J., Roemer F. W., Murakami A. M. et coll., « Intra-articular Corticosteroid Injections in the Hip and Knee : Perhaps Not as Safe as we Thought ? », Radiology, 15 octobre 2019, vol. 293, n° 3. DOI : 10.1148/radiol.2019190341.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

04 Juin

16:00

Une étude publiée dans Pediatric Radiology démontre que SonicDL, une technologie d’IRM cardiaque accélérée par intelligence artificielle, réduit le temps d’examen jusqu’à 87 % tout en conservant une qualité diagnostique élevée.

13:00

Une étude publiée dans phiRO démontre qu’une nouvelle technique de reconstruction d’images par intelligence artificielle (SR-DLR) permet de réduire significativement la dose de rayonnement lors des scanners cardiaques pédiatriques. Malgré une irradiation jusqu’à trois fois plus faible, la qualité des images reste comparable à celle obtenue avec les méthodes conventionnelles, avec une résolution spatiale améliorée.

7:30

Aux Pays-Bas, l’utilisation de l’IRM avant biopsie prostatique chez les hommes suspectés de cancer de la prostate est passée de 17 % à 74 % entre 2015 et 2023, avec une diminution progressive des disparités entre hôpitaux, indique une étude parue dans Insights into Imaging.
03 Juin

16:47

L'acquisition d'image retardée après injection de produit de contraste dans les scanners pancréatiques améliorerait la détection précoce du cancer de type PDAC. Une acquisition retardée de 3 minutes reconstruite à 40 keV serait le paramètre le plus performant et pratique dans le flux de travail du radiologue. (Etude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR