Imagerie cardiovasculaire

L’IRM multiparamétrique scrute les lésions cardiaques post Covid-19

Une étude menée au Royaume-Uni a découvert des lésions cardiaques chez plus de la moitié des patients soumis à une IRM cardiovasculaire multiparamétrique après une hospitalisation pour une forme sévère de Covid-19, au cours de laquelle leur taux de troponine avait augmenté.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 22/03/21 à 17:00, mise à jour aujourd'hui à 15:05 Lecture 2 min.

Les lésions observées sont de faible étendue et n’ont pas de conséquence fonctionnelle, observent les auteurs de l’étude (Photo d'illustration : myocardite aiguë liée au Covid-19. IRM cardiaque 3 T. Séquence de rehaussement tardif 6 minutes après l’injection de gadolinium en petit axe.) © Olivier Vignaux

Une infection sévère par le coronavirus pourrait laisser des traces à long terme dans le système cardiaque des patients, d’après une étude décrite dans European Heart Journal [1]. Ses auteurs, emmenés par Tushar Kotecha, cardiologue au sein de l’institut des sciences cardiovasculaires de l’université de Londres, au Royaume-Uni, ont utilisé l’IRM cardiovasculaire multiparamétrique pour évaluer la présence, la typologie et l’extension des lésions myocardiques chez des patients en convalescence de la Covid-19, après une hospitalisation au cours de laquelle leur taux de troponine a augmenté. « L’élévation du taux de troponine est commune chez les patients Covid-19 hospitalisés, et associée à des complications sévères, mais les étiologies sous-jacentes sont mal définies. De plus, les inquiétudes grandissent au sujet des possibles séquelles à long terme chez les survivants de la Covid-19 », expliquent-ils dans leur article.

68 jours après la sortie

La cohorte a rassemblé 148 patients recrutés

Il vous reste 68% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Kotecha T., Knight D. S., Razvi Y. et coll., « Patterns of myocardial injury in recovered troponin-positive COVID-19 patients assessed by cardiovascular magnetic resonance », European Heart Journal, 18 février 2021, ehab075. DOI : 10.1093/eurheartj/ehab075.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

24 Fév

16:00

De mauvaises explications des examens IRM avec contraste contribuent à l’anxiété des patients, rapporte une étude parue dans le Journal of Magnetic Resonance Imaging.  Les résultats soulignent l’importance d’améliorer la communication centrée sur le patient et de fournir des ressources éducatives simples pour réduire l’anxiété, améliorer le confort et soutenir des expériences positives, écrivent les chercheurs.

14:25

La FDA a approuvé une mise à jour de l’étiquetage d’Elucirem™ (gadopiclenol) de Guerbet, étendant son indication aux enfants de 0 à 2 ans, y compris les nouveau-nés à terme. Cet agent de contraste à base de gadolinium déjà approuvé en 2022, est le premier agent de contraste à base de gadolinium approuvé à une demi-dose de gadolinium, et avec la plus grande relaxivité, pour les examens IRM du système nerveux central et du corps, nécessitant la moitié de la dose conventionnelle, indique un communiqué fourni par Guerbet.

7:12

Une étude rétrospective a évalué un modèle d’apprentissage profond basé sur le scanner en phase veineuse porte pour distinguer les métastases hépatiques du cancer colorectal des hémangiomes, montrant de bonnes performances globales. L’assistance par DL améliore significativement le diagnostic des lésions de 10 à 30 mm, mais son apport reste limité pour les lésions subcentimétriques, pouvant nécessiter une IRM complémentaire.
23 Fév

15:51

Des scores de risques fournis par un outil commercial de diagnostic et prédiction automatique ont obtenu une performance « pas significativement différente » à celle des modèles cliniques pour prédire la récidive ipsilatérale après un traitement par chirurgie conservatoire d'un carcinome canalaire in situ (DCIS). Étude.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR