Imagerie thoracique

Quelle place pour l’IA dans la lutte contre la Covid-19 ?

Une session du RSNA 2020 consacrée au rôle de l'IA dans la pandémie de Covid-19 a réuni des intervenants chinois et américains. Ils ont dressé le bilan des atouts et des limites de l'intelligence artificielle, et appelé à un contrôle qualité plus strict des produits.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 01/12/20 à 8:00, mise à jour hier à 15:13 Lecture 3 min.

Pour l’orateur chinois Shi-Yuan Liu, radiologue à l’hôpital Changzheng à Shanghai, l’IA permet aux radiologues de travailler plus efficacement. capture d'écran RSNA 2020

Les deux thèmes phares du RSNA 2020 se sont partagé l’affiche au premier jour du congrès. L'intelligence artificielle et la Covid-19 étaient au programme d’une session commune le 29 novembre, lors de laquelle un radiologue américain et un radiologue chinois ont présenté leurs retours d’expérience respectifs sur l’utilisation de l’IA pour l’aide à la décision dans le contexte de Covid-19.

Détection et prédiction

Face à la pandémie, les besoins d’un outil d’IA se sont concentrés dans un premier temps sur le diagnostic initial, explique Greg Zaharchuk, professeur de radiologie à l’université de Stanford. « C’était un paramètre très important dans la première phase épidémique, lorsque les systèmes de santé ont été submergés et que les radiologues ne connaissaient pas cette nouvelle maladie », observe-t-il.
Désormais, le diagnostic initial de la Covid-19 n’est plus une problématique de premier plan et les besoins d’outils d’IA s’orientent plus vers la prédiction de l’évolution de la maladie, p

Il vous reste 79% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Mei X., Lee H.-C., Yang Y. et coll., « Artificial intelligence-enabled rapid diagnosis of patients with COVID-19 », Nature Medicine, mai 2020, vol. 26, p. 1224-1228. DOI : 10.1038/s41591-020-0931-3.
  2. Li M. D., Arun N. T., Gidwani M. et coll., « Automated assessment and tracking of COVID-19 pulmonary disease severity on chest radiographs using convolutional siamese neutral networks », Radiology : Artificial Intelligence, juillet 2020, vol. 2, n° 4. DOI : 10.1148/ryai.2020200079.
  3. Li L., Qin L., Xu Z. et coll., « Using artificial intelligence to detect COVID-19 and Community-acquired pneumonia based on pulmonary CT: Evaluation of the diagnostic accuracy », Radiology, août 2020, vol. 296, n° 2. DOI : 10.1148/radiol.2020200905.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

10 Juin

7:18

Le score de calcification de l'aorte abdominale pourrait servir de marqueur potentiel pour identifier les patients présentant un risque de fracture de la hanche, afin de les inciter à prendre des médicaments contre l'ostéoporose (étude).
09 Juin

14:53

Le centre hospitalier William Morey de Chalon-sur-Saône (71) a déclaré un événement significatif de radioprotection après avoir constaté des dépassements de doses lors d’examens radiologiques pédiatriques, concernant 1 500 patients, dont 225 nourrissons, entre 2019 et 2025.

12:49

Une étude publiée dans Emergency Radiology indique que la reconstruction par apprentissage profond compressed sensing (CS-DLR) en IRM cérébrale 3 T réduit significativement le temps d’examen chez les patients atteints d’AVC ischémique aigu tout en améliorant ou en préservant la qualité diagnostique des images.

7:30

Une étude publiée dans phiRO montre qu'un protocole de cone beam CT (CBCT) de 6 secondes permet une localisation et une estimation volumétrique précises des tumeurs pulmonaires chez les patients présentant une respiration régulière. En revanche, pour les respirations lentes ou irrégulières, un protocole de 60 secondes offre une meilleure précision.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR