Étude rétrospective

Un score de gravité de radiographie thoracique COVID-19 prédirait le risque d’hospitalisation et d’intubation

Les patients à haut risque de COVID-19 qui bénéficient d’un tel examen aux urgences pourraient être plus facilement identifiés d’après les auteurs. L’étude, parue dans Radiology, a été menée à New York auprès de 338 patients.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 05/06/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:15 Lecture 2 min.

Deux exemples de score de gravité de la poitrine. A : Radiographie du thorax d'un homme de 26 ans sans antécédents médicaux autres que l'obésité (IMC = 38) qui a été admis pour COVID-19. La radio montre des opacifications floues de la zone inférieure du poumon droit, de la zone moyenne du poumon gauche et de la zone supérieure du poumon gauche ; score total = 3. B : Radiographie pulmonaire d'un homme de 23 ans sans antécédents médicaux qui a été testé positif pour le COVID-19 par RT-PCR et qui a ensuite été renvoyé chez lui avec des précautions de soins à domicile et d'isolement. La radio montre des opacifications floues de la zone périphérique inférieure des poumons à droite et à gauche ; score total = 2. D. R.

La radiographie thoracique présente une faible sensibilité pour le diagnostic du COVID-19, estimée à 69 % [1]. Une équipe new-yorkaise s’est pourtant intéressée à l’utilisation de cette modalité dans la prise en charge aux urgences des patients suspectés d’être atteints du coronavirus. « L'utilité de la radiographie thoracique initiale pour prédire les résultats cliniques reste un besoin non satisfait », jusifient ses membres dans Radiology [2].

Deux radiologues cardiothoraciques entraînés

Danielle Toussie et ses collègues du département de radiologie diagnostique, moléculaire et interventionnelle de l’Icahn School of Medicine du Mount Sinai Hospital, à New York, ont réalisé une étude rétrospective sur 338 patients atteints de COVID-19 âgés de 21 à 50 ans. Tous se sont présentés aux urgences du 10 au 26 mars 2020 et ont passé une radiographie thoracique. Les examens ont été lus par deux radiologues cardiothoraciques entraînés, qui les ont évalués de manière indépendante. Ils ont établi u

Il vous reste 70% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Wong H. Y. F. et coll., « Frequency and Distribution of Chest Radiographic Findings in COVID-19 Positive Patients »,  Radiology, 27 mars 2020, p. 201160. DOI : 10.1148/radiol.2020201160.
  2. Toussie D. et coll., « Clinical and Chest Radiography Features Determine Patient Outcomes In Young and Middle Age Adults with COVID-19 », Radiology, 14 mai 2020, p. 201754. DOI : 10.1148/radiol.2020201754.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

18 Juin

12:24

7:30

Dans une vaste étude publiée dans la revue Radiology, des examens de TMD cardiaque montrent qu'une exposition prolongée à la pollution atmosphérique, même à des niveaux modérés, serait associée à un risque accrue de maladie coronarienne.

17 Juin

17:48

Un collectif d'experts internationaux a établi des recommandations de consensus pour la réalisation, l’interprétation et le compte rendu de l’IRM prostatique utilisée pour le dépistage du cancer de la prostate à l'échelle de la population.

13:46

Selon une étude, la reconstruction par apprentissage profond (DLR) améliore significativement la qualité d’image de l’IRM thoracique et pourrait offrir une option prometteuse non ionisante pour l’imagerie de suivi chez certains patients atteints de lésions pulmonaires.

7:30

Un examen d'IRM rapide sans injection est une option prometteuse pour l'examen sans sédation des enfants âgés de plus de 5 ans avec une suspicion d'appendicite, conclut une étude présentée dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR