Apprentissage profond

Un système d’IA jugé performant pour le diagnostic de l’ostéoporose

Des radiologues coréens ont développé des modèles de « deep radiomics » pour le diagnostic automatique de l'ostéoporose à partir de radiographies de la hanche. Leur approche pourrait permettre d’adapter la prise en charge des patients avant que les fractures ne se produisent.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 09/06/22 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:11 Lecture 2 min.

Les auteurs concluent que les modèles développés pouvaient diagnostiquer l'ostéoporose avec une haute performance. Selon eux, ils pourraient servir d'outils de triage pour orienter les patients présentant une forte suspicion d'ostéoporose vers un examen d’ostéodensitométrie. © S.Kim et coll./RSNA 2022

En Corée du sud, des chercheurs ont mis au point un système de « deep radiomics » pour diagnostiquer l’ostéoporose de façon automatique. Leurs résultats sont parus le 25 mai dans Radiology : Artificial Intelligence [1]. La radiomique profonde utilise des réseaux de neurones convolutifs pour extraire directement les caractéristiques de l’image.

4 900 radiographies

Des radiologues du service d’imagerie de l’hôpital universitaire national de Séoul ont développé leurs modèles à l'aide de 4 924 radiographies de la hanche réalisées chez 4 308 patients (3 632 femmes ; âge moyen 62 ans) entre septembre 2009 et avril 2020. Le T-score mesuré par ostéodensitométrie a été utilisé comme norme de référence pour l'ostéoporose.

Sept modèles mis au point

« Sept modèles de deep radiomics ont été développés en combinant différents types de caractéristiques : cliniques (Modèle-C), texture (Modèle-T), deep features (Modèle-D), texture et cliniques (Modèle-TC), deep features et cliniques (Modèle-DC), deep featu

Il vous reste 63% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Kim S., Kim B. R., Chae H.-D. Et coll., « Deep-radiomic-based-approach to the diagnosis of osteoporosis using hip radiographs », Radiology : Artificial Intelligence. Epub 25 mai 2022. DOI : 10.1148/ryai.210212.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

24 Avr

17:31

Une étude publiée dans Scientific Reports a évalué la capacité de GPT-4o à standardiser les recommandations de suivi à partir de comptes rendus de radiologie, en les comparant à celles de radiologues humains sur 100 cas cliniques. Les résultats montrent que GPT-4o atteint une qualité globale comparable à un radiologue expérimenté et supérieure à un interne.

7:30

En 2024, les radiologues n’ont reçu que 0,76 % des financements de recherche de la part de l’industrie (90,4 millions de dollars), avec une forte concentration sur une minorité d’entre eux. La part de la radiologie dans le financement total a diminué entre 2019 et 2024 (de 1,34 % à 1,06 %), suggérant un soutien limité et en déclin (étude).
23 Avr

15:00

Les nouvelles recommandations du National Comprehensive Cancer Network® préconisent une évaluation des risques basée sur l'IA et d'utiliser des mammographies pour prédire le risque de cancer du sein à 5 ans chez une femme. L'un des changements les plus importants est d'étendre le dépistage des risques par mammographie à partir de 35 ans. (source)

12:57

Une étude signale que depuis le Covid-19 des retards de diagnostic après une mammographie de dépistage revenue anormale s'aggravant chaque année. Certains sous-groupes de femmes, comme celles au chômage ou âgées de 50 à 59 ans, présentent un risque accru de suivi retardé et persistant.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR