En immersion

Journal de la (courte) vie d’un radiotraceur

La société PETNET Solutions basée à Lisses (Essonne) est l’un des plus gros sites français de production de radiotraceurs. Le site fournit une trentaine d’établissements en Ile-de-France et en proche province autour de Paris. Chaque année, le site produit des doses de radiotraceurs TEP pour 450 000 à 500 000 patients.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 13/08/19 à 7:00, mise à jour hier à 15:15 Lecture 3 min.

La société PETNET Solutions livre ses radiotraceurs à une trentaine d’établissements en Ile-de-France et en proche province autour de Paris. © C. F.

Chez PETNET Solutions, la chaîne de production tourne à flux tendu car les radiotraceurs ont une activité éphémère : « Le fluor 18 à une durée de vie très courte, entre 10 et 12 heures. Il perd la moitié de son activité toutes les deux heures, nous sommes donc obligés d’être très proches de nos clients », explique Catherine Bardey, directrice du site.

Une production en nocturne

Dans son usine, l'entreprise produit du FDG (fluorodeoxyglucose), du NaF (fluorure de sodium) et de la FMC (fluorocholine) ensuite livrés dans des services de médecine nucléaire situés dans un rayon de trois heures de route. Chaque jour, le site reçoit les commandes pour le lendemain. « Nous produisons les radiotraceurs la nuit et le matin pour livrer les hôpitaux à temps pour les premières injections qui ont lieu entre 8 h et 9 h », indique la directrice.

Un planning ultra précis

La préparation des premiers lots démarre à 3 heures du matin. Deux cyclotrons, des accélérateurs de particules, sont activés pour produir

Il vous reste 79% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Avr

7:11

Une étude prospective comparant la radiographie conventionnelle à une reconstruction avancée 3D montre que cette dernière détecte toutes les fractures des membres avec une sensibilité de 100 %, contre 46,7 % pour la méthode classique, tout en conservant une excellente spécificité et qualité d’image. Son utilisation aux urgences pourrait améliorer la précision diagnostique, réduire les examens complémentaires et accélérer la prise en charge des patients.
08 Avr

16:29

Les images monoénergétiques virtuelles, combinées à des algorithmes de réduction des artefacts métalliques créées à partir de scanners à comptage photonique (PCCT), permettent une excellente visualisation des anévrismes intracrâniens préalablement traités et des vaisseaux adjacents, indique une étude. L’extension de ces résultats à des applications cliniques préliminaires chez l’humain s’avère également possible.

14:28

L'évaluation préopératoire par IRM permettrait une mesure précise des lésions de carcinome canalaire in situ (CCIS) et a un taux de chirurgie conservatrice du sein plus élevé chez les patientes atteintes de CCIS. Cependant, l'évaluation préopératoire n'a pas d'impact sur le contrôle local de la maladie. (Etude)

7:21

Dans une cohorte de dépistage à long terme, la progression de l'emphysème centrolobulaire (CLE), mais pas de l'emphysème paraseptal (PSE), était liée à la progression de la calcification des artères coronaires (CAC), ce qui indique l'importance d'une évaluation détaillée de l'emphysème dans les programmes de dépistage et confirmant que le CLE est un trouble systémique ayant une pertinence pronostique. (source)
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR