Contraste en IRM

Une étude se veut rassurante sur l’usage de l’acide gadotérique

Dans le cadre d’une étude parue dans European Radiology, l’administration d’acide gadotérique a provoqué seulement 0,01 % de réaction d’hypersensibilité et aucun syndrome néphrogénique systémique, y compris chez des patients atteints d’insuffisance rénale.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 11/04/19 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:17 Lecture 1 min.

Une équipe a recueilli les données sur une population locale, qui a bénéficié de 22897 IRM avec injection d'acide gadotérique (photo d'illustration). CC0 sur wikimedia common

L’administration d’acide gadotérique (Dotarem®), un produit de contraste gadoliné macrocyclique, aux patients atteints d’insuffisance rénale n’entraînerait pas de taux plus élevés de signes ou de symptômes associés à la toxicité du gadolinium par rapport à des patients « contrôle ». C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude britannique publiés en avril 2019 dans European Radiology [1].

22897 examens avec injection vérifiés

Une équipe a recueilli les données sur une population locale qui a bénéficié de 22 897 IRM avec injection du produit de contraste concerné, entre 2004 et 2016, pour un total de 40 411 IRM réalisées. 14 % de ces examens étaient réalisés sur des patients atteints d’insuffisance rénale. Ces derniers étaient des adultes dont le taux de filtration glomérulaire estimé (eGFR) était inférieur à 60 ml/min/1,73 m². Les 572 patients pédiatriques inclus étaient classés selon que leur fonction rénale était normale ou dégradée. Pour estimer les signes de toxicité potentielle,

Il vous reste 52% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Young, L.K, Matthew S.Z., Houston J.G., « Absence of potential gadolinium toxicity symptoms following 22,897 gadoteric acid (Dotarem®) examinations, including 3,209 performed on renally insufficient individuals  », European Radiology, 2019, vol. 29, p. 1922. https://doi.org/10.1007/s00330-018-5737-z

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR