Écoresponsabilité

Des mesures pour réduire l’impact environnemental des services d’imagerie

Alors que le système de santé est responsable d'une grande part des émissions de gaz à effet de serre, un rapport suggère que le secteur de la radiologie a le potentiel de mener des initiatives durables pour réaliser des économies d'énergie.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 04/05/23 à 7:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:23 Lecture 3 min.

Compte tenu de l’empreinte carbone élevée des services de radiologie, les radiologues sont bien placés pour jouer un rôle de premier plan dans la promotion de soins de santé plus écologiques, observent les auteurs d'un rapport présenté dans Radiology. D. R.

Un rapport publié dans la revue Radiology analyse le rôle de l’imagerie médicale dans le changement climatique et ses effets sur la santé humaine [1]. « Le système de santé, y compris dans le domaine de la radiologie, contribue de manière substantielle aux émissions de gaz à effet de serre (GES) », constatent ses auteurs, radiologues dans plusieurs universités du Canada et des États-Unis, qui appellent à prendre des mesures pour réaliser des économies d’énergie substantielles.

Le système de soins de santé responsable de près de 8,5 % des émissions de GES

Le système mondial de santé émet plus de 2 gigatonnes d’équivalent carbone (CO2e) annuellement et représente 5 à 8,5 % des émissions totales de gaz à effet de serre dans les pays développés, en raison de son utilisation intensive des ressources, rapportent les chercheurs. « Si le système mondial de santé était un pays, il serait le cinquième plus grand émetteur de GES sur la planète », déplorent-ils. En ce qui concerne la radiologie diag

Il vous reste 79% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Brown M., Schoen J. H., Gross J. et coll., « Climate change and radiology: impetus for change and a toolkit for action », Radiology, epub 18 avril 2023. DOI : 10.1148/radiol.230229.
  2. Heye T., Meyer M. T., Merkle E. M. et coll., « Turn it off ! A simple method to save ernergy and CO2 Emissions in a hodpital setting with focus on radiology by monitoring nonreproductive energy-consuming devices », Radiology, epub 18 avril 2023. DOI : 10.1148/radiol.230162

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR