Politiques de santé

La performance socio-économique de la prise en charge de l’AVC

Aux Journées francophones de radiologie 2019, une session intitulée « performance économique et pertinence », s’est intéressée à l’impact socio-économique des filières de prise en charge de l’AVC en France. Un traitement efficace en phase aiguë peut réduire de façon drastique les coûts à long terme.

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Le 20/11/19 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 14:17 Lecture 4 min.

« Nous devons inciter les décideurs à mettre en place une offre de soins qui cible la phase aiguë de l'AVC pour accélérer la prise en charge et minimiser la perte d’autonomie et les coûts », a expliqué Pascale Dhote-Burger, chargée de mission auprès de la CNAM. © J. H.

Lors d'un AVC, chaque minute compte. La vitesse et la qualité de la prise en charge conditionnent la survie et l’état de santé des patients. Durant les Journées francophones de radiologie 2019, Pascale Dhote-Burger, chargée de mission auprès du ministère de la santé, a montré qu’elles influent aussi sur les coûts socio-économiques de cette pathologie. « L’AVC est la première cause de handicap acquis et de la première cause de mortalité chez la femme, explique-t-elle. Sa prévalence est proche du million et le nombre de cas augmente chez les personnes de moins de 65 ans », a-t-elle rappelé en introduction.

135 unités neurovasculaires

Dans le cadre du plan d’actions national AVC 2010-2014, le ministère a construit des « parcours de soins et de vie » pour les victimes d’AVC. La prise en charge à la phase aiguë s’organise à l’échelon régional, autour de 135 unités neurovasculaires (avec un objectif de 140). À ces dernières s’ajoutent 39 centres de neuroradiologie interventionnelle, qui pratiq

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. De Pouvourville G., « Coût de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux en France », Archives of cardiovascular diseases, février 2016, vol. 8, n° 2, p. 161-168. DOI : 1016/S1878-6480(16)30330-5.
  2. Kotseva K., Gerlier L., Sidelnikov E. et coll., « Patient and caregiver productivity loss and indirect costs associated with cardiovascular events in Europe », European Journal of Preventive Cardiology, avril 2019, vol. 26, n° 11, p. 1150-1157. DOI : 10.1177/2047487319834770.
  3. Tuppin P., Rivière S., Rigault A., « Prevalence and economic burden of cardiovascular diseases en France in 2013 according to national health insurance scheme database », Archives of cardiovascular diseases, avril 2016, vol. 109, n° 6 – 7. DOI : 10.1016/j.acvd.2016.01.011.
  4. Lecoffre C., de Peretti C., Gabet A. et coll., « L’accident vasculaire cérébral en France : patients hospitalisés pour AVC en 2014 et évolutions 2008-2014 », Bull Epidémiol Hebd., 2017, vol. 5, p. 84-94. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2017/5/2017_5_1.html.

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13:56

Une étude parue dans Academic Radiology montre que l’IRM hépatique à 5,0 T avec une demi-dose d’acide gadoxétique offre une qualité d’image supérieure ou équivalente à l’IRM à 3,0 T tout en permettant une réduction de 25 % du temps d’acquisition et en atténuant les artefacts de mouvement.

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Une méta-analyse publiée dans Emergency Radiology évaluant 5 790 radiographies montre que l’intelligence artificielle détecte les épanchements du coude avec une sensibilité de 92,7 % et une spécificité de 97,8 %, des performances comparables à celles des médecins sans différence significative entre les deux groupes.
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