Interventionnel cardiovasculaire

L’angioplastie des artères pulmonaires comme alternative prometteuse à la chirurgie

Plus du tiers des patients concernés par l'endartériectomie des artères pulmonaires sont inopérables. L'angioplastie des artères pulmonaires représente une alternative intéressante pour lutter contre l'hypertension artérielle pulmonaire thromboembolique chronique, a rappelé Marc Sapoval lors des Journées de la SFICV, à Namur.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 23/08/22 à 7:00, mise à jour hier à 14:08 Lecture 2 min.

L'angioplastie des artères pulmonaires profite particulièrement de l'angiographie 3D. « L'imagerie 3D permet de faire des mesures précises de diamètre et de retrouver le lit artériel et la cible », révèle Marc Sapoval. © François Mallordy

Aux onzièmes journées de la Société française d’imagerie cardiaque et vasculaire (SFICV), à Namur (Belgique), Marc Sapoval, chef du service de radiologie interventionnelle de l'Hôpital européen Georges-Pompidou (Paris), a livré une présentation sur l'angioplastie des artères pulmonaires. Cette nouvelle technique permet de soigner l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) thromboembolique chronique sans passer par la chirurgie. « Les patients concernés souffrent d'une HTAP chronique et sont en échec de traitement médical », rappelle l’intervenant. Jusqu'à récemment, quand les lésions devenaient trop importantes, la chirurgie s'imposait : une endartériectomie des artères pulmonaires, relativement efficace.

L'endartériectomie complexe et peu accessible

Problème, peu de centres pratiquent cette chirurgie complexe. De plus, un tiers des patients potentiellement concernés ne seraient pas opérables, d'après les résultats d’une étude prospective publiée en 2011 [1]. L'angioplastie des artères

Il vous reste 71% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Pepke-Zaba J., Delcroix M., Lang I. et coll., « Chronic thromboembolic pulmonary hypertension (CTEPH) Results from an international prospective registry », Circulation, novembre 2011, vol. 124, n° 18. DOI : 10.1161/CIRCULATIONAHA.110.015008.
  2. Olsson K. M., Wiedenroth C. B., Kamp J.-C. et coll., « Balloon pulmonary angioplasty for inoperable patients with chronic thromboembolic pulmonary hypertension: the initial german experience », European Respiratory Journal, 2017, vol. 49, n° 6. DOI : 10.1183/13993003.02409-2016.
  3. Inami T., Kataoka M., Shumura N. et coll., « Incidence, avoidance, and management of pulmonary artery injuries in percutaneous transluminal pulmonary agioplasty », International Journal of Cardiology, décembre 2015, vol. 201. DOI : 10.1016/j.ijcard.2015.08.052

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

20 Fév

15:29

Le groupe de médecine nucléaire CEI dont le siège est à Rennes rejoint le réseau Vidi et devient le premier groupe de médecine nucléaire à rejoindre le réseau.

13:11

En Inde, un garçon de six ans est décédé lors d’un examen d'IRM sous sédation dans un centre de diagnostic privé dans l'Etat d'Uttar Pradesh. La cause exacte du décès de l’enfant n’a pas encore été déterminée. Sa famille affirme qu’une dose incorrecte ou une forte d’injection lui avait été administré, informe India Today.

7:12

L'échographie de contraste (ECUS) a démontré une concordance inter-observateur quasi parfaite et une sensibilité supérieure comparée à l’échographie Doppler couleur pour détecter l’amélioration des lésions rénales indéterminées, conclut une étude parue dans la revue WFUMB Ultrasound Open.
19 Fév

16:11

Un nouveau capteur à base de lumière peut détecter des quantités incroyablement faibles de biomarqueurs cancéreux dans le sang, avant qu’il ne soit visible sur les scans, augmentant la possibilité d’une détection plus précoce et plus simple, indique un communiqué publié sur ScienceDaily.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR